FAR WEST TROPICAL

 

Chronique d’une zone de non droit : la Guyane française
Documentaire de Philippe lafaix – 2003 – 52 mn

Prix du documentaire Festival international du film de l’environnement – Paris. Prix du meilleur film pour les droits de l’homme CinéEco – Portugal, alors pourquoi cet excellent documentaire n’a été retenu par aucune grande chaine ? sans doute parce qu’il a été mis « sur liste noire » comme le dit L’Humanité, sans doute qu’il dérange.
Des frontières passoires dans une forêt équatoriale incontrôlable.
Une ruée vers l’or qui dégénère en Far-west tropical.
Des ressortissants brésiliens réduits en esclavage sur des sites d’orpaillage clandestins.
Les témoignages exclusifs de quatre survivants atrocement torturés.
Le premier procès en France depuis la guerre 39-45 pour tortures et actes de barbarie attribué à une organisation.
Des forêts et fleuves partout éventrés. Une contamination massive par le mercure (12 tonnes par an!) de toute la région (le pays des mille fleuves!) qui décime les guyanais dont les derniers amérindiens français.
Et tout cela se passe dans le plus grand département Français : la Guyane française!
Un documentaire d’une force exceptionnelle, un constat lucide et un véritable pavé dans la mare.

DOCUMENTAIRES « Pierre Carles »:

http://www.dailymotion.com/video/13kyIcmYBZtw738fb

Superbe réponse du ministre brésilien  

A DEGUSTER ET FAIRE SUIVRE SANS RESTRICTION A TOUS LES 
HUMANISTES DE 
      LA TERRE!!!!!!!!!!!!!!!!!  

Superbe réponse du ministre brésilien de l'Education  interrogé 
par des 
      étudiants aux Etats-Unis...  La presse nord-américaine  a  refusé 
de 
      publier ce texte.  

Pendant un débat dans une  université aux États-unis, le 
ministre 
      de l'Éducation Cristovam Buarque, fut interrogé sur ce  qu'il 
pensait 
      au sujet de l'internationalisation de l'Amazonie.  

Le jeune étudiant américain  commença sa question en 
affirmant 
      qu'il espérait une réponse d'un humaniste et non d'un  Brésilien.  

Réponse de M. Cristovam Buarque: 
  
En effet, en tant que Brésilien je  m'élèverais tout 
simplement 
      contre l'internationalisation de l'Amazonie. Quelle que soit 
      l'insuffisance de l'attention de nos gouvernements pour ce 
patrimoine, 
      il est nôtre. 
      En tant qu'humaniste, conscient du risque de dégradation du 
milieu 
      ambiant dont souffre l'Amazonie, je peux imaginer que  l'Amazonie 
soit 
      internationalisée, comme du reste tout ce qui a de  l'importance 
pour 
      toute l'humanité. Si, au nom d'une éthique humaniste, nous 
devions 
      internationaliser l'Amazonie, alors nous devrions 
internationaliser 
      les réserves de pétrole du monde entier.  

Le pétrole est aussi important pour  le bien-être de 
l'humanité 
      que l'Amazonie l'est pour notre avenir. Et malgré cela, les 
maîtres 
      des réserves de pétrole se sentent le droit d'augmenter ou  de 
diminuer 
      l'extraction de pétrole, comme d'augmenter ou non son prix.  

De la même manière, on devrait  internationaliser le capital 
      financier des pays riches. 
      Si l'Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle ne  peut 
être 
      brûlée par la volonté de son   propriétaire, ou  d'un pays. 
           Brûler l'Amazonie, c'est aussi  grave que le chômage 
provoqué par 
      les décisions arbitraires des spéculateurs de l'économie 
globale. Nous 
      ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des  pays 
      entiers pour le bon plaisir de la spéculation.  

Avant l'Amazonie, j'aimerai  assister à 
l'internationalisation de 
      tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas 
appartenir à la 
      seule France.  

Chaque musée du monde est le  gardien des plus belles 
oeuvres 
      produites par le génie humain. On ne peut pas laisser ce 
patrimoine 
      culturel, au même titre que le patrimoine naturel de  l'Amazonie, 
être 
      manipulé et détruit selon la fantaisie d'un seul  propriétaire ou 
d'un 
      seul pays.  Il y a quelque temps, un millionnaire  japonais a 
décidé 
      d'enterrer avec lui le tableau d'un grand maître. Avant que  cela 
      n'arrive, il faudrait   internationaliser ce  tableau. 
          Pendant que cette rencontre se déroule,  les Nations unies 
      organisent le Forum du Millénaire, mais certains Présidents  de 
pays 
      ont eu des difficultés pour y assister, à cause de  difficultés 
aux 
      frontières des  États-unis. Je crois donc qu'il  faudrait que New 
York, 
      lieu  du siège des Nations unies, soit  internationalisé. Au 
moins 
      Manhattan devrait appartenir à toute l'humanité. Comme du  reste 
Paris, 
      Venise, Rome, Londres, Rio de Janeiro, Brasília, Recife,  chaque 
ville 
      avec sa beauté particulière, et son histoire du monde  devraient 
      appartenir au monde entier.  

Si les États-Unis veulent  internationaliser l'Amazonie à 
cause 
      du risque que fait courir le fait de la laisser entre les  mains 
des 
      Brésiliens, alors internationalisons aussi tout l'arsenal 
nucléaire 
      des États-unis. 
           Ne serait-ce que par ce qu'ils sont  capables d'utiliser de 
      telles armes, ce  qui provoquerait une destruction  mille fois 
plus 
      vaste que les déplorables incendies des forêts  brésiliennes.  Au 
cours 
      de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des 
Etats-Unis 
      ont soutenu l'idée d'une internationalisation des réserves 
forestières 
      du monde en échange d'un effacement de la dette. Commençons  donc 
par 
      utiliser cette dette pour s'assurer que tous les enfants du 
monde 
      aient la possibilité de manger et d'aller à l'école.  

Internationalisons les enfants, en  les traitant, où qu'ils 
      naissent, comme un patrimoine qui mérite l'attention du  monde 
entier. 
      Davantage encore que l'Amazonie.Quand les dirigeants du  monde 
      traiteront les enfants pauvres du monde comme  un  Patrimoine de 
      l'Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu'ils 
      devraient aller à l'école, ils ne les laisseront pas mourir 
alors 
      qu'ils devraient vivre.  

En tant qu'humaniste, j'accepte de  défendre l'idée d'une 
      internationalisation du monde. Mais tant que le monde me 
traitera 
      comme un Brésilien, je lutterai pour que l'Amazonie soit à  nous. 
Et 
      seulement à nous !  

Ce texte n'a pas été publié. 
          Aidez à sa diffusion.  

Merci  !!!
 
fleche08283.gif  
     


Il n'y a actuellement pas de commentaire pour cet article.

Laisser un commentaire