MAMA AFRIKA

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Jean-Paul MBelek présente: Afrique et Sciences, aux origines de l’humanité.
rique et sciences votre nouveau rendez-vous THOTEP les 1er et 3ème lundi du mois avec Jean-Paul MBelek

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L’Afrique est le berceau de l’humanité. Cela signifie que tous les humains viennent d’Afrique et qu’ils étaient tous Noirs à l’origine. L’homme, noir, a ensuite colonisé le reste de la planète. Sa morphologie a été modifiée au cours des millénaires par les différents climats des régions du monde qu’il a colonisées. Les Noirs ont le teint brunâtre à cause de la présence dans leur peau d’un pigment appelé mélanine qui les protége des rayons UV excessifs dans leur environnement. En revanche, les Blancs et les asiatiques ont peu ou pas de mélanine parce que le faible ensoleillement du continent eurasiatique et la dernière glaciation achevée il y’a 20 000 ans ont rendu inutile la fabrication de ce pigment pour leur organisme. Chez les asiatiques qui ont longtemps habité dans les steppes, les yeux bridés et les pommettes saillantes sont dûs aux vents qui les obligeaient à plisser le regard. Quant aux cheveux, ceux des Noirs sont plus fins que ceux des Blancs. Les cheveux d’asiatiques du type coréen sont les plus épais. C’est pourquoi ils ne s’ondulent pas. Les races sont dûes à ces longues adaptations climatiques, mais l’homme à sa création était noir.La première grande civilisation a vu le jour en Afrique. C’est Kemet, appelée Egypte par les Européens. Les Égyptiens étaient des Noirs, depuis les origines jusqu’à la chute des dynasties autochtones en 525 av JC. Ils étaient originaires du centre de l’Afrique. Leur mentalité, leurs populations, leur langue et leurs dieux étaient noirs et africains. En Afrique contemporaine, les mythes et les traditions sont pour la plupart les survivances de ceux de leurs ancêtres égyptiens. C’est le cas du matriarcat, de la circoncision ou des religions. La science et les philosophies occidentales et partiellement asiatiques sont aussi d’origine kamitique (négro-égyptienne).Les Noirs ont inventés la métallurgie du fer, l’écriture, la céramique, les premières idées religieuses, l’agriculture, la domestication des bovidés, le calendrier, l’astronomie, l’architecture et même le préservatif! Tous les autres peuples étaient plus arriérés au début de ces inventions, vers l’an 3000 av JC.

Au VIème siècle av JC, Cambyse II roi de Perse vainquit les armées du pharaon Psammétique III et se fit proclamer par la force nouveau pharaon d’Egypte. Il persécuta ceux qui ne voulaient pas le reconnaître forçant les autochtones à l’exil, dans l’intérieur du continent africain. Une partie trouva refuge en Nubie où existait déjà une civilisation très avancée. Un empire nègre, si puissant que Cambyse II échoua à le vaincre. Sa capitale était Napata puis Méroé de 591 av. à 340 ap. J.C. Durant la période méroïtique, la Nubie s’émancipa du modèle sociopolitique et culturel égyptien en innovant dans tous les domaines notamment dans une meilleure écriture et en donnant le pouvoir politique à des reines nommées Kandaké. La Bible, livre de la religion des blancs, témoigne de leur puissance et de leur fortune. Un second groupe de réfugiés partit vers l’Est du continent africain, pour fonder le royaume de Ghana autour du fleuve Niger. C’est le début du Moyen âge africain.

Entre le IIIè et le XVè siècle, les Africains ont crée de grandes villes dont la beauté fascinait les voyageurs. Les plus célèbres royaumes sont : Ethiopie, Nok Ife Bénin, Kongo, Zimbabwe, Ghana, Mali. Ces royaumes étaient très organisés avec de solides administrations policières, religieuses, fiscales, juridiques. Par exemple, l’empire du Mali inventa la première déclaration des droits de l’homme en 1222. Ils exportaient des céréales, des chameaux, ovins et caprins, des perles, des outils, et des tissus tel que les célèbres étoffes de Mogadiscio reconnues dans toute l’Arabie. Ils manufacturaient et exportaient également des produits artisanaux comme les fouets du Sénégal fabriqués avec des peaux d’hippopotames. Les Négro-africains utilisaient des monnaies ou se servaient d’or et de sel pour commercer entre eux et avec l’étranger.

Mais ces royaumes pacifiques n’étaient pas assez armés contre les esclavagistes. Il n’y avait pas d’esclavage en Egypte et leurs descendants non plus ne le pratiquaient pas. Avec l’islamisation de l’Afrique de l’ouest vers le VIIIè siècle les arabes ont aussi commencé à attaquer des Noirs isolés pour en faire des esclaves. Ces captifs étaient castrés et servaient dans les plantations, les armées ou les harems d’Arabie.Au XVIè siècle, des trafiquants Européens appelés négriers ont pris des millions de Noirs pour les forcer à travailler en Amérique qu’ils venaient de découvrir et où ils ont décimé les autochtones. Ils attrapaient les victimes en Afrique par des rapts ou utilisaient leur supériorité militaire et scientifique pour opposer des royaumes entre eux dans les razzias et prendre les vaincus comme esclaves. Beaucoup de Noirs mouraient dans les combats, les transports inhumains vers l’Amérique et sur les plantations où ils étaient forcés de travailler comme des machines. On les torturait et tuait sans justice. Pour ne pas avoir de remords et de reproches de la part de leurs semblables, les négriers ont répandu l’idée que les Noirs n’étaient pas vraiment des humains. C’est la naissance du racisme. Depuis, toutes les cultures du monde ont un racisme contre les Noirs. La chasse aux esclaves a infligé aux Africains l’adaptation à la vie isolée, dans des forêts denses et des montagnes arides pour se cacher. De longues générations dûrent vivre dans des grottes et des trous durant des siècles et des siècles. Il en a résulté la destruction de leurs civilisations, la perte de la mémoire collective, la méfiance entre voisins (le tribalisme), les massacres et les déportations de plusieurs centaines de millions d’hommes et de femmes parmi les plus jeunes et les plus sains. L’esclavage a pris fin en 1848 grâce à la résistance des esclaves eux-mêmes. Mais l’Afrique, première civilisation du monde n’était plus qu’un champ de ruine reparti à l’état sauvage. Beaucoup d’Africains ne savaient plus créer des vêtements, utiliser la science ou le droit.Les Européens ont profité de cette faiblesse extrême pour inventer la colonisation afin d’exploiter le Noir en Afrique. Ils vont nous infliger d’horribles travaux forcés à leur bénéfice. Mais surtout ils nous ont imposé leur culture en nous faisant détester la nôtre : nos noms, nos religions, nos vêtements, nos valeurs sociales, notre histoire… seront remplacés par ceux des nos maîtres les Blancs, à la force de la chicotte. Désormais, comme c’est leur culture que nous empruntons. Nous devons attendre qu’ils nous disent comment manger, comment nous habiller, comment parler, comment penser, comment vivre, comment prier. Nous sommes et resterons encore esclavages car ils ne nous diront jamais comment être libres et les dépasser.Il appartient maintenant aux Noirs de se libérer seuls de toutes ces aliénations reçues de l’esclavage et de la colonisation. Nous devons connaître notre vraie histoire, corriger nos erreurs et garder le meilleur. Il nous faudra aussi être forts et unis pour nous protéger définitivement des futurs maltraitances qui pourront nous arriver. Par Nganga KALA

source: http://www.grioo.com/opinion5928.html

Peter Underhill, biologiste moléculaire de l’université Stanford (Palo Alto, Californie) et Michael Hammer, un généticien de l’université d’Arizona ont abouti sur la piste des Bushmen, non pas en réalisant des fouilles archéologique, mais en décryptant le patrimoine génétique d’hommes dispersés sur toute la planète (178 pour l’équipe dirigée par Underhill et 1544 pour celle de Hammer). Avant eux, le professeur Luigi Luca Cavalli-Sforza (université de Stanford), qui avait étudié les groupes sanguins de l’humanité (A, B, O, facteurs Rhésus + et -, ADN) en réalisant des milliers de prélèvement sanguins à travers le monde, avait déjà conclu pour une origine africaine de toute l’humanité.Le premier Homo Sapiens Sapiens était africain :C’est donc cet homme qui est parti peuplé le reste du monde il y a près de 100 000 ans, non sans être resté près de 60 000 ans en Afrique (NB. de -160 000 ans à -100 000 ans, l’Afrique fut le seul continent peuplé d’hommes modernes).Les crânes des Homo Sapiens Sapiens Africanus dits OMO I et OMO II avaient jusqu’à présent été datés à 130 000 avant J. C. Cette datation reposait sur l’analyse de coquillages découverts avec les os.Mais la découverte d’Homo Sapiens Idaltu en Ethiopie daté à 160 000 ans avant J. C. a remis en question ces datations. Il fallait donc redater ces traces de l’existence des humains pour être sûr de la chronologie préhistorique.Aussi, les deux crânes Omo I et Omo II ont récemment été redatés par Ian McDougall et son équipe. Il a prélevé à Kibish des échantillons de sédiments rocheux d’où les fossiles avaient été extraits en 1967 par Richard Leakey. crane.jpgLa méthode isotopique à l’argon a révélée une datation de 195 000 ans (± 5 000 ans), ce qui veut dire que l’homme moderne existait déjà en Afrique noire vers 200 000 avant J. C. Omo I et II sont donc les ancêtres des humains actuels (d’où leur nom). Ces Adam et Eve sont bel et bien africains noirs. Il faut noter que le squelette Omo 1 regroupe des fragments crâniens et une grande partie d’os post-crâniens. L’origine monogénétique de l’humanité est un débat qui a très longtemps suscité l’agitation parmi les chercheurs occidentaux. Influencés par les idées néfastes de l’époque des Lumières, ceux-ci ont longuement cherché à nier cette évidence en développant par exemple la thèse polycentriste dont peu d’éléments sont venus confirmés ses fondements. Pourtant dès l’antiquité, les Grecs posaient comme une évidence, l’origine africaine de l’humanité sans oublier les Africains anciens eux-mêmes qui étaient tous unanimes sur la question.Aussi, l’une des principales thèses du professeur Cheikh Anta Diop visait à démontrer scientifiquement l’origine africaine de l’humanité, à savoir que le premier Homme moderne dit Homo Sapiens Sapiens Africanus, était un nègre de l’espèce de tous les naturels de l’Afrique. C’est en raison de sa migration vers d’autres lieux et de son acclimatation dans diverses parties du globe, qu’il a connu certaines transformations physiologiques l’emmenant jusqu’à perdre totalement sa mélanine et l’aspect crépu de ses cheveux.Les nouvelles découvertes faites en Ethiopie :En 2003, la presse internationale a relayé une importante découverte faite, non pas par l’Américain Tim White de l’Université de Californie (Berkeley) comme certains quotidiens français le faisaient croire, mais par un professeur Ethiopien du nom de Berhane Asfaw. Comme le soulignait la presse française [1] des crânes fossilisés datés d’environ 160.000 ans ont été découverts par le professeur B. Asfaw dans le nord-est de l’Ethiopie. Ces crânes, qualifiés de plus anciens restes connus au monde de l’Homme moderne, ont été découverts près du village de Herto, en pays Afar, à 230 km au nord-est d’Addis Abeba.

La dépêche officielle publiée par l’Université de Berkeley, affectée à l’étude de ces découvertes, révèle ceci :

« The fossilized skulls of two adults and one child discovered in the Afar region of eastern Ethiopia have been dated at 160,000 years, making them the oldest known fossils of modern humans, or Homo sapiens« .

Il s’agit donc des plus anciens fossiles connus d’Hommes modernes (et non pas d’Hommes presque modernes, comme le suggèrait le journal Libération).

Cette découverte, qui fait l’objet d’une riche publication dans le magazine scientifique britannique Nature, est la seule qui porte l’histoire de l’Homo Sapiens à 160.000 ans, a déclaré le chercheur éthiopien Berhane Asfaw, membre de l’équipe internationale et qui, avec l’Américain Tim White, a travaillé sur ces ossements. (En fait, Asfaw a fait seul la découverte et White a poursuivit l’analyse des ossements dans son laboratoire aux USA).

Classés sous l’intitulé « d’Homo Sapiens Idaltu« , ces crânes qui appartiennent à deux adultes et un enfant, présentent un petit visage aplati, un front proéminent et une arcade sourcilière réduite.

Des restes de crânes et de dents de plusieurs autres individus ont également été retrouvés. Le crâne le plus complet est celui d’un homme adulte dont les dents sont très usées.

« Vous avez maintenant en Ethiopie la séquence entière de l’évolution humaine », a assuré Berhane Asfaw.

Un autre article publié le lendemain dans le même quotidien (Libération), a attiré notre attention. Ci-joint un extrait :

« Jusqu’ici, les plus anciens hommes modernes avaient été découverts au Proche-Orient, comme ceux de Qafzeh en Israël, et affichaient 115 000 ans. Ces nouveaux Homo sapiens comblent un fossé : en Afrique, il n’existait quasiment rien entre 300 000 et 100 000 ans« .

Ce n’est pas exact ! Il convient de savoir que d’anciennes recherches sur les hominidés africains des 500 000 dernières années montraient déjà que l’Homo sapiens anatomiquement moderne vivait déjà vers 130 000 av. J. C. en Afrique subsaharienne. Les découvertes de vestiges archéologiques (exemple : crâne d’homme dits « Homo 1 ») prouvaient déjà ce fait.

Mais cette découverte du professeur Asfaw pourrait entériner la théorie de l’évolution de « l’Homo sapiens » qui fait de l’Ethiopie le berceau de l’humanité. C’est en effet dans ce pays qu’avaient été découverts Lucy (en 1974), un australopithèque afarensis de 3,2 millions d’années, l’Ardipithecus Ramidus (en 1994) né il y a 4,5 millions d’années, et Millénium Ancestor, sorti du sol en 2001, qui daterait de 6,2 millions d’années.

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Si le premier homme était noir ,pourquoi y a t-il eu d’autres couleurs?

La couleur de la peau est déterminée par une substance appelée mélanine. Plus la peau contient de mélanine, plus elle est foncée.

On en a la preuve lorsqu’on bronze, l’été : ce n’est pas le soleil en tant que tel qui colore notre peau, mais bien la mélanine sécrétée pour nous protéger de ses rayons. Car plus la peau est foncée, mieux elle filtre les rayons ultraviolets.

On pourrait donc répondre  comme suit,  : Certaines personnes ont la peau noire parce que leur peau contient plus de mélanine et certaines personnes ont la peau blanche parce que leur peau contient moins de mélanine.

Mais ça ne nous dit pas pourquoi les êtres humains ont évolué dans des palettes de couleur aussi différentes

En reculant de plusieurs millions d’années dans le temps, on comprend un peu mieux ce qui s’est passé. De quelle couleur étaient les tout premiers êtres humains selon toi ?

Un indice : ils habitaient en Afrique…

Eh oui, ils avaient une peau très foncée, adaptée au Soleil qui brille presque toujours, là-bas. À un moment donné, certaines populations ont migré vers d’autres continents, comme l’Europe.

Leur peau d’ébène a graduellement pâli, puisque le Soleil brillait beaucoup moins et que cette protection n’était plus nécessaire. Trop de mélanine représentait même un désavantage pour les Européens… Grâce au Soleil, le corps fabrique de la vitamine D, essentielle au bon développement des os. Quand le Soleil se fait rare, un filtre trop efficace prive le corps de cette précieuse vitamine !

Tu te doutes bien que tous ces changements ne se sont pas faits en quelques jours. Ni en quelques mois. Ni en quelques années. Pas même en quelques siècles… La peau des Africains partis conquérir de nouveaux mondes a pâli graduellement, sur des milliers de générations.

À certains endroits, comme en Asie, les nouveaux dosages de mélanine ont créé des peaux tirant sur le jaune. Ailleurs, elles sont devenues très blanches, rougeâtres ou café au lait… C’est ça, l’évolution !

Les premiers hommes modernes : découvertes et innovations technologiques

Deux anthropologues américains, Alison S. Brooks du département d’anthropologie de l’université George-Washington et Sally Mc Brearty, du département d’anthropologie de l’université du Connecticut ont entrepris en 2000 de découvrir si oui ou non, il existe actuellement sur le continent africain, des preuves formelles d’un « comportement moderne et intelligent » remontant à avant 40 000 avant J. C. Une telle étude en dit long sur les idées qui les animaient à l’origine (parallèle sous-jacent avec l’apparition des grottes rupestres en Europe).

Par « comportement moderne » on entend une série de critères précis, tels que la diversification des outils, l’apparition d’une industrie sur lames, d’outils en os et en bois, la présence d’ornements de formes artistiques, la preuve d’échanges entre groupes, etc…

Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans le « Journal of Human Evolution » en 2000 et dans la revue « Sciences Humaines« , d’avril 2002.

Vers 300 000 ans avant J. C. une révolution technologique s’est produite en Afrique avec l’apparition des lames, des pointes, des meules de pierre et l’usage de colorants. Ainsi, la présence de lames au Kenya est attestée vers 280 000 avant J. C. et sur d’autres sites, l’existence de pointes en silex ou en os remonte à 230 000 avant J.C.

. Des indices sérieux de révolution intellectuelle apparaissent vers 80 000 ans avant J. C. avec notamment la grotte de Blombos en Afrique du Sud, soit avec près de 50 000 ans d’avance sur l’Europe. « La découverte en Afrique d’outils en os plus anciens (que ceux trouvé en Europe) suggère que (…) que l’entrée dans la « modernité » du paléolithique, pourrait être apparue bien avant l’arrivée en Europe » .

. On observe sur plusieurs sites africains, des matériaux provenant de gisements lointains : 100 km (site de Gabed – Ethiopie) et même 190 km (Pudo Makwar – Kenya). En Europe, environ 15 % des sites du paléolithique moyen contiennent des pierres issues de gisements lointains situés entre 80 et 100 km.

. Les ornements (perles, colliers…) qui sont associés au symbolisme remontent à 130 000 ans avant J. C. en Afrique (site d’Aterian) contre 40 000 ans avant J. C. en Europe.

Enfin, les grottes rupestres ne sont pas une exclusivité européenne. Il en existe en Afrique (au sud de la Namibie par exemple, dans la grotte Apollo 11, le professeur Eric Wendt a découvert en 1969 plusieurs dalles peintes datées de 50 000 à 30 000 ans environ, figurant des animaux. Par ailleurs, vers 30 000 ans avant J. C. on trouve des grottes peintes en Australie, en Tanzanie, en Sibérie et en Europe.

Les découvertes faites en Afrique du Sud dans la grotte de Blombos ont permis de remettre les pendules à l’heure.

En effet, comme le confirme le journal « Le Monde » du 15/01/2002 [1], les chercheurs occidentaux étaient jusqu’en 2002 convaincu que l’intelligence humaine avait émergé lors de l’arrivée des Homo Sapiens Sapiens en Europe (sic).

Ils se basaient sur les peintures rupestres des grottes du type Lascaux ou Chauvet datant de 35 000 ans avant J. C. (NB. datations revues à la baisse en 2004). Ainsi, l’article du Monde se fait l’écho de ce courant de pensée en révélant :

« L’home moderne, Homo sapiens sapiens, apparu en Afrique il y a 120 000 ans, n’a-t-il pas donné la mesure de son intelligence qu’après être arrivé en Europe via l’Asie, il y a environ 40 000 ans ?« 

Avec les découvertes faites à Blombos (pierres gravées, coquillages ayant servit de collier et de bracelet…), cette thèse vole littéralement en éclat car la grotte remonte à près de 80 000 ans avant J. C. Elle est donc deux fois plus vieille que celles trouvées en Europe, ce qui atteste que les hommes modernes africains ont fait émergé leur intelligence près de 50 000 ans avant l’arrivée en Europe.

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« La découverte en Afrique d’outils en os plus anciens suggère que (…) que l’entrée dans la « modernité » du paléolithique, pourrait être apparue bien avant l’arrivée en Europe« .

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Denis Vialou, professeur à l’Institut de paléontologie humaine de Paris poursuit [2] :

 » Les industries microlithiques africaines semblent en effet plus anciennes que leurs homologues européennes. Certaines, en Afrique du sud, remontent à 40 000 ou 50 000 ans avant notre ère alors que, en Europe occidentale, les plus vieilles ne vont guère au-delà des 10 000 ans« .

Les premiers tracés géométriques de l’histoire de l’humanité :

Ce qui a d’exceptionnel dans la découverte de la pierre de Blombos, c’est que l’on constate que les hommes modernes africains ont gravé vers 80 000 ans avant J. C. des figures géométriques régulières en forme de triangles. Ce sont les premières de l’histoire de l’humanité et chose particulière, le triangle est l’une des formes qui demeure inexistante dans la nature. Il s’agit donc de réflexion pure !L’essence même de l’esprit mathématique est déjà là : le tracé, la forme, la surface, la rigueur du trait et l’imagination. Reste après à calculer les surfaces et à distinguer les triangles (isocèle, équilatéral…), chose qui sera réalisée par les Africains anciens de la vallée du Nil au deuxième millénaire avant J. C., comme l’ont attesté de nombreux savants grecs dont par exemple Jamblique, le disciple de Pythagore (cf. J. P Omotunde : l’origine négro-africaine du savoir grec, éd. menaibuc).

Cette découverte extraordinaire qui atteste de l’avancée technologique des peuples africains durant la préhistoire est déjà une indication précieuse pour apprécier l’émergence très ancienne des sciences mathématiques dans le monde.

Des chercheurs en Archéologie de l’Université de Genève (Suisse) mettent en évidence le génie précoce africain. Le compte rendue, par eux-mêmes, de leurs recherches…

Dans la rubrique consacrée à la Science du Journal Tribune de Genève du 13-14 novembre 2004, un article fait la une ! « Des Genevois écrivent 100 000 ans d’histoire » « Archéologie. Les plus vieux tessons de céramique d’Afrique noire ont été retrouvés au Mali. » Signé de Anne-Muriel Brouet.

Qu’est-ce qu’un archéologue peut trouver au Pays dogon, cette terre malienne labourée par des générations de scientifiques et ensemencée par des hordes de touristes ? Les trésors débusqués par l’équipe internationale et interdisciplinaire, dirigée par Eric Huysecom, chercheur à l’Université Genève, se trouvent en couverture du dernier numéro d’ Archéologie Suisse . Ils font également l’objet d’un article du dernier numéro d’ Antiquity , un des journaux de référence en matière d’archéologie. « Quand j’ai commencé mes recherches, au début des années 90, l’histoire du Pays dogon n’était pas écrite au-delà de la préhistoire », raconte Eric Huysecom. Dix ans plus tard, l’équipe a mis au jour 100 000 ans de bouleversements géographiques, géologiques, climatiques et humains dans cette zone protégée par son statut de patrimoine mondiale naturel et culturel de l’Unesco. Elle a révélé surtout les plus anciennes céramiques connues en Afrique subsaharienne, datée du VIIIe millénaire avant J.-C.

Tout commence en 1988. Le géologue vaudois Marcel Burri est en vacances dans la région lorsqu’il trouve une pointe de flèche. Examinée par Eric Huysecom, la trouvaille évoque indiscutablement une occupation qui remonte bien au-delà de celle connue des II-IIIe siècles avant J.-C.

Il fallait résoudre cette énigme. Les recherches débouchent sur la découverte d’une centaine de sites archéologiques sur le plateau de Bandiagara, à Ounjougou, étalés sur environ 10 km2. En 1997, un programme de recherche international, placé sous les auspices des commissions malienne et suisse de l’Unesco, regroupe onze universités.

L’équipe interdisciplinaire fait remonter les premières traces de peuplement de la région à 125 000 – 100 000 ans. Les vestiges d’une industrie lithique – petits galets taillés et éclats notamment – ont été retrouvés. On les sait antérieurs à 63 000 ans, mais leur datation n’a pas pu être confirmée. En revanche, entre 80 000 et 23 000, les indices de peuplement paléolithique se multiplient. Durant cette période, relativement froide et aride – sauf entre 28 000 et 22 000 – , les hommes occupent la région à de multiples reprises. Le moteur et l’origine de ces peuplements successifs sont encore à l’étude.

Arrivé au début de l’Holocène, le gisement d’Ounjougou parle davantage. Le nord de l’Équateur connaît un climat tropical et une végétation luxuriante. L’Afrique de l’Ouest subsaharienne semble une vaste plaine de graminées, parcourue de petits gibiers. C’est de cette époque que datent les tessons de céramique retrouvés…

Désertification végétales et humaine

Après un hiatus d’information de deux mille ans, aux Ve et VIe millénaires, le paysage commence à se clairsemer, les savanes alternent avec les forêts claires. Les populations établissent un atelier de taille à Ounjougou. L’occupation semble s’intensifier vers le IIIe millénaire avant J.-C. Les vestiges archéologiques montrent la présence de nouveaux ensembles culturels à affinités sahariennes. Avec l’avènement de la période aride actuelle, des migrations de grande ampleur commencent depuis le Sahara vers le sud.

Au deuxième millénaire avant J.-C., le paysage devient encore plus aride, la mouture des graminées s’intensifie, la céramique témoigne de la prédominance d’une culture sahélienne de plus en plus éloignée des influences sahariennes. L’agriculture du mil et l’élevage deviennent dominants. La préhistoire est terminée. Ce n’est qu’entre 1230 et 1430 après J.-C. qu’arriveront les premiers Dogons.

« Note de Nefertari :

Nous savons que des tessons céramiques ont été trouvés dans une couche datée du Xe millénaire avant J.-C. Aux vues du riche passé humain et archéologique de l’Afrique, rien ne permet de douter que l’Afrique possède les plus vielles céramiques du monde, plus anciennes que celles du Japon. »

Pre-history Africa & the Badarian Culture

http://www.homestead.com/wysinger/badarians.html

Beaucoup d’ouvrages occidentaux sont consacrés à l’histoire des mathématiques et pourtant très peu font preuve d’ouverture et d’objectivité, lorsqu’il s’agit d’apprécier le véritable parcours historique des sciences mathématiques.

En voulant faire de cette discipline une exclusivité européenne durant l’antiquité, certains chercheurs contribuent malheureusement à déprécier l’originalité des mathématiques. Ce sentiment est partagé par l’historien japonais Kiyosi Yabuuti, qui dans son ouvrage Une histoire de mathématiques chinoises, nous confie :

« Les ouvrages publiés en Europe donnent trop souvent à voir les sciences en général et les mathématiques en particulier comme le produit de la seule civilisation européenne« .

En effet, de nombreux peuples à travers le monde ont exprimé leur génie dans le domaine des mathématiques mais la chronologie historique retient que c’est en Afrique noire que tout à commencé.

1- L’os de Lebombo ou la naissance des mathématiques :

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Dans les montagnes du Lebombo entre l’Afrique du sud et le Swaziland, on a découvert durant les années 70 un péroné de babouin très particulier. Les datations faites révèlent que cet objet date de 35 000 à 37 000 avant J. C. C’est le fameux « Os de Lebombo » qui possède 29 encoches faites volontairement par l’homme et qui présentent d’étroites similitudes avec les bâtonnets servant de calendrier encore utilisés par les Bushmen de Namibie.

Cet os témoigne de l’existence d’un système de comptage très sophistiqué qui permettait à l’homme de maîtriser le temps (phases de la lune…). C’est la première trace visible de l’émergence de calculs dans l’histoire de l’humanité, comme en témoigne le chercheur anglo-saxon Richard Mankiewicz :

« Le plus ancien témoignage de calcul numérique a été exhumé au Swaziland en Afrique Australe. Il date d’environ 35 000 ans av. J. C. et consiste en un péroné de babouin portant 29 encoches nettement visibles« .

2- L’os d’Ishango ou la confirmation des racines africaines des sciences mathématiques :

Un autre objet renforce cette primauté africaine : c’est l’Os d’Ishango. Découvert par un géologiste belge du nom de Jean de Heinzelin de Braucourt, il est aujourd’hui entreposé au 19ème étage de l’Institut Royale des Sciences Naturelles de Belgique dans la ville de Bruxelles. Cette découverte a fait la renommée du chercheur belge qui avant, avait effectué des recherches en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique. Mais c’est en Afrique, en 1950, en plein Congo Belge, qu’il a fait la découverte de sa vie.

Sur le site d’Ishango, à 15 km de l’Equateur sur l’une des rives du lac Edward, il a découvert un os particulier d’une longueur de 10 cm, datant de 20 000 ans av. J. C., qui révèle que l’homme se livrait déjà en Afrique une activité scientifique de haut niveau.

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La rangée 1 présente un système de numération précis :

20 + 1
20 – 1
10 + 1
10 – 1

La rangée 2 liste des nombres premiers compris entre 10 et 20 :

19
17
13
11

La rangée 3 témoigne de l’existence de la table de multiplication par 2 :

3 (x2) = 6
4 (x2) = 8
5 (x2) = 10

De récentes études au microscope on encore révélées que l’os servait aussi à compter les phases lunaires. Serait-ce alors une technique utilisée par les femmes pour contrôler leur cycle lunaire, se demandent les chercheurs ? Cela voudrait dire que les femmes, dès cette époque, s’adonnaient déjà aux mathématiques.

Cet os qui est devenu l’emblème de la recherche scientifique à Bruxelles, a littéralement dynamisé les ambitions scientifiques des Belges. Ainsi, il existe aujourd’hui :

Une opération Ishango : pour démocratiser l’apprentissage des sciences
Un prix scientifique Ishango : destiné aux jeunes étudiants en science et aux jeunes chercheurs.
Une BD Ishango
Un journal Ishango
Une exposition Ishango.

Récemment, l’astrophysicien camerounais J. P. Mbelek a réussit à percer le mystère de la logique de calcul de cet os Ishango.

Reste qu’un effort de médiatisation de ces découvertes dans le monde noir doit être entrepris, surtout en milieu scolaire, pour stimuler la passion des maths parmi les jeunes.

après la préhistoire évoquant à present l’antiquité.

la civilisation Nok

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à propos de RamsesII

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( cliquer sur les liens suivant)

http://www.homestead.com/wysinger/nubianarchers.html

http://www.africamaat.com/rubriquev3.php3?id_rubrique=1

pour ce qui est de ce que l’on pourrait appeller l’afrique impérial:

http://www.africamaat.com/rubriquev3.php3?id_rubrique=1

et enfin sans oublier l’Afrique mythique:

http://www.africamaat.com/rubriquev3.php3?id_rubrique=34

SIKASSO : une forteresse militaire de l’Ouest de KAMA ( Afrique de l’Ouest )

http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=1012

et plus proche de nous.

La plupart des explorateurs cités sont des témoins oculaires. Leurs témoignages sont donc d’une importance capitale pour apprécier le degrés d’avancement des sociétés africaines précoloniales.Ainsi, l’Afrique précoloniale a donc été habitée par des populations qui vivaient à des degrés variés de civilisation. Mais cette situation n’est pas exclusivement africaine puisque qu’à la même époque en Europe, il existait aussi des populations primitives. D’ailleurs, à toutes les époques historiques, ce fut le cas et cela pour tous les continents. Par exemple, les sociétés gauloises étaient considérées comme primitives par les Romains. L’Afrique noire s’est particulièrement illustrée en matière de littérature, de philosophie, de réflexion sociale, spirituelle, de culture générale et d’enseignement universitaire avec ou sans influence étrangère. Ce passage de l’historien Ibrahim Baba Kaké est l’un des vifs témoignages [1] : »Les universités africaines étaient au Moyen Age des foyers d’une intense activité culturelle. Les villes comme Oualata, Djenné et surtout Tombouctou, avaient déjà leurs universités . L’université d’el Azhar au Caire, l’université Karaouine à Fès avec l’université de Tombouctou, formèrent le triangle culturel de l’Afrique (…) Les ouvrages des écrivains et savants africains avaient été accueillis avec faveur dans tout le monde arabe.VUE INTERIEURE DE TOMBOUCTOUt041317a.jpg

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Ces faits son peu connus et pourtant, dès 1856, Cherbonneau les confirmait dans son Essai sur la Littérature arabe au Soudan : mauritaniemanuscritsxviieme.jpg MANUSCRITS MAURITANIENS : XVIIème siècle« On remarque, (…) que l’enseignement donné à la jeunesse de ces contrées avait atteint le même niveau que celui des universités de Cordoue, de Tlemcen ou du Caire » (…) Il se formait dans ces universités africaines de véritables lignées de lettrés dont Ahmed Baba était le modèle le plus représentatif. Ce savant dont la renommée déborda largement les limites de la Nigritie, avait saisi toute la subtilité de la pensée arabe de son temps (…) On lui attribue un nombre considérable d’ouvrages traitant du droit musulman, de la grammaire, de l’ethnologie, de la logique, etc… (…) Il y a une dizaine d’années, Mohammed Ibrahim al-Kettani a commencé l’inventaire des manuscrits de l’Occident africain dans les bibliothèques du Maroc, sa moisson s’est révélée très fructueuse[2], poursuit Ibrahim B. Kaké. Il est écrit à ce sujet : « Il existe dans les bibliothèques du Maroc, une quantité d’ouvrages dus à la plume d’une quinzaine d’auteurs d’Afrique occidentale. Le total général de ces livres se situe autour de trois cents, près d’une centaine sont dus au seul Ahmed Baba ». On peut donc affirmer que pendant les XIVème, XVème et XVIème siècles, la philosophie et les sciences s’épanouissaient au même degrés sur presque tout les points du continent africain« . source africamaat.com ahmedbaba15261620.jpg

Les manuscrits de Tombouctou

http://www.thotep.com/article.php3?id_article=444

Madame, Monsieur,Vous êtes nombreux à penser que la traite et la colonisation ont eu pour heureuse issue, l’introduction des rudiments de la civilisation en Afrique noire (sic). Puis-je d’ailleurs vous en vouloir de croire que les Européens qui débarquèrent sur le continent africain ne rencontrèrent que des sauvages sanguinaires ? En fait, tout a été entrepris, au mépris de la vérité historique, pour que vous ayez cette opinion.Ainsi, si on tient compte des manuels et des documentaires diffusés en occident, les peuples africains n’auraient eu, à travers les âges, que la hutte pour modèle d’habitation. Il s’agit pour les tenants de cette idéologie, de ternir l’image des personnes d’ascendance africaine en maintenant vivaces les idées héritées de l’époque coloniale. LA HUTTE, SEUL TYPE D’HABITAT VISIBLE DANS LES DOCUMENTAIRES

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Pourquoi cache-t-on les grands royaumes de l’Afrique impériales

C’est à vous que revient le privilège de trouver la réponse à cette question, moi, je vous donnerai les faits. Avant et pendant la conquête d’un territoire, on envoyait généralement des éclaireurs (voyageurs, explorateurs, militaires…) chargé de dresser l’état des lieux et d’observer l’ennemi. Nous disposons donc de bon nombre de rapports fait par ces observateurs européens de l’époque. Mais, faisons d’abord une mise au point avant de passer aux témoignages.

Je ne renie pas l’existence en Afrique de peuples qui selon vos critères arbitraires, seraient classés comme non civilisés à l’époque précoloniale. Mais je tiens à vous rappeler que les continents sur cette planète, ont toujours connu, peu importe l’époque, un niveau de développement très inégal entre tous les peuples qui y habitent. Mais, lorsqu’il s’agit de l’histoire de l’Europe, vos historiens ne retiennent que les civilisations les plus grandioses et les peuples européens non civilisés sont tout simplement ignorés.

Vis à vis de l’Afrique noire, l’exercice est inversé. On passe sous silence les civilisations les plus avancées et on sur-médiatise les quelques peuples les moins civilisés. Dans quel but ? (source africamaat.com)

UNE DES PORTES D’ACCES DU ROYAUME DE ZIMBABWE.

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C’est ce gigantisme qui a conduit les chercheurs européens, prisonniers de la vision coloniale de l’histoire de l’Afrique, a déclarer qu’il s’agissait des mines du roi Salomon. Ce qui est intéressant pour nous, c’est qu’au regard de ces vestiges on découvre qu’il existait au sein du peuple Shona, des astronomes avertis (car l’édifice jouit d’une orientation astronomique précise), des architectes doués, des ingénieurs en construction en pierre et en génie civil, des mathématiciens, des maçons, des urbanistes, etc… bref, toute une classe d’intellectuels et de savants qui était les joyaux vivants du royaume Shona.

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L’explorateur O. Dapper nous a heureusement décrit quelque peu, la vie dans ce vaste empire du Monomotapa, dirigé par le seigneur Mwana Mutapa :

« On y entre par quatre grands portaux où les gardes de l’empereur font tour à tour la sentinelle. Les dehors sont fortifiés de tours et le dedans divisé en plusieurs chambres spacieuses garnies de tapisseries de coton où la vivacité des couleurs dispute le prix à l’éclats de l’or, si l’on en croit quelques géographes. Des chaires dorées, peintes et émaillés et des chandeliers d’ivoire suspendus à des chaînes d’argent sont une des beautés de ces appartements somptueux. Sa vaisselle est de porcelaine entourée de rameaux d’or« .

Un explorateur français du 17ème siècle, Nicolas Sanson d’Abbeville, nous décrit encore le palais (Cf. L’Afrique en plusieurs cartes nouvelles et exactes, Paris, 1656). Nous constatons alors que nul ne manquait d’éloge pour décrire ce vaste empire et surtout le palais :

« Le palais est grand, magnifique, flanqué de tours au dehors avec quatre principales portes ; le dedans enrichi de tapisseries de coton, rehaussée d’or et de meubles riches et superbes« .

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A 700 m au nord, on trouve encore l’Acropolis Hill, une colline à sommet plat sur lequel a été construit un immense château fort, dont la fondation remonte au 4ème siècle. Sa muraille s’élève à 11 m de haut pour 100 m de long et 45 m de large. Toute la région de Zimbabwe, couverte de ruines en pierre, s’étend sur une zone de plus de 7 km carrés. On y a même retrouvé de la porcelaine chinoise, preuve de l’existence d’un commerce international déjà florissant à cette époque

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Ce texte vous permet d’apprécier la situation réelle à l’intérieur des terres. Et il poursuit :

« Les révélations des navigateurs portugais du XVème au XVIIIème siècle fournissent la preuve certaine que l’Afrique nègre qui s’étendait au sud de la zone désertique du Sahara était encore en plein épanouissement, dans tout l’éclat de civilisations harmonieuses et bien formées. Cette floraison, les conquistadores européens l’anéantissaient à mesure qu’ils progressaient. Car le nouveau pays d’Amérique avait besoin d’esclaves et l’Afrique en offrait : des centaines, des milliers, de pleines cargaisons d’esclaves ! Cependant, la traite des Noirs ne fut jamais une affaire de tout repos ; elle exigeait sa justification ; aussi fit-on du Nègre un demi-animal, une marchandise. Et c’est ainsi que l’on inventa la notion du fétiche (portugais : feticeiro) comme symbole d’une religion africaine. Marque de fabrique européenne ! Quant à moi, je n’ai vu dans aucune partie de l’Afrique nègre, les indigènes adorer des fétiches (…) L’idée du « Nègre barbare » est une invention européenne qui a, par contre coup, dominé l’Europe jusqu’au début de ce siècle« .

Et il ajoute encore :

« En 1906, lorsque je pénétrais dans le territoire de Kassaî Sankuru, je trouvai encore des villages dont les rues principales étaient bordées de chaque côté, pendant des lieues, de quatre rangées de palmiers et dont les cases, ornées chacune de façon charmante, étaient autant d’œuvres d’art. Aucun homme qui ne portât des armes somptueuses de fer ou de cuivre, aux lames incrustées, aux manches recouverts de peaux de serpents. Partout des velours et des étoffes de soie. Chaque coupe, chaque pipe, chaque cuiller était un objet d’art (…) En était-il autrement dans le grand Soudan ? Aucunement (…) L’organisation particulière des Etats du Soudan existait longtemps avant l’Islam, les arts réfléchis de la culture des champs et de la politesse… les ordres bourgeois et les systèmes de corporation de l’Afrique Nègre sont plus anciens de milliers d’années qu’en Europe (…) C’est un fait que l’exploration n’a rencontré en Afrique équatoriale que d’anciennes civilisations vigoureuses ». [2]

CONCLUSION :

Si on admet que l’intelligence humaine est universelle, reconnaissons le pour tout le monde, sans distinction de race ou d’origine ethnique. Toute attitude contraire dévoile, n’est-ce pas, un certain manque de respect pour l’humanité !

L’une des particularités de ce site, est de vous faire découvrir l’étendue du génie scientifique africain à travers les âges.

Ainsi, contrairement aux idées distillées dans les médias occidentaux qui puisent largement leurs inspirations dans les ouvrages de Gobineau, il existe de nombreuses traces du génie scientifique africain à l’époque précoloniale.

J’ai personnellement déjà collecté un nombre impressionnant de documents sur des sujets variés et seuls le temps et mes multiples activités ralentissent la publication de mes articles.

Néanmoins, le sujet que je vous propose aujourd’hui est un extrait d’un article beaucoup plus conséquent, commencé dans le numéro 2 de la revue Afrikaraïbes mag. Aussi, nous irons à l’essentiel.

http://www.dailymotion.com/video/7IxSyU6zZZZ0nebUl

1- L’âge du fer en Europe : 1 200 avant J. C.

L’historiographie dévoile que l’Age du Fer est apparu en Europe vers 1.200 av. J.-C.

Cette technique a atteint son apogée en Autriche avec la civilisation de Hallstatt vers 700 av. J.-C. avant de se répandre sur toute l’Europe.

Les Romains ont donc mis à profit cette découverte pour renforcer la puissance de leur armée.

2- L’âge du fer en Afrique : 2 900 avant J. C.

Naturellement pour l’Afrique noire, l’historiographie occidentale, imbibée par les idées de Hegel, pensait que les Africains n’avaient pas été en mesure de faire une telle découverte.

Le scénario historique échaffaudé de toute pièce voulait que la sidérurgie avait été introduite en Afrique à partir de l’Asie occidentale, d’abord en Egypte ancienne, puis en Afrique occidentale au IIIème siècle av. J.C. soit par Carthage, soit depuis la Nubie.

Pourtant des datations faites entre 1969 et 1974 bousculaient déjà ce scénario pour les raisons suivantes :

Les vestiges de la civilisation Nok (Nigéria) indiquaient que l’Age du fer remontait aux IXème et Xème siècles avant J. C.

La civilisation de Termit (Niger oriental) cette date est celle dus VIIème et Xème siècle av. J. C.

Au Soudan, l’Age du fer de Napata remonte au VIIIème siècle avant J. C.

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CHAISE – BURKINA FASO

On préféra alors mettre en doute ces datations, vu que l’Age du fer en Tunisie remonte à peine au VIème siècle de notre ère. Néanmoins, une faille était ouverte dans la théorie occidentale de l’apparition du fer en Afrique noire. Car comment l’Afrique noire aurait pu utiliser le fer plusieurs siècles avant les nords Africains qui étaient sensés leur avoir apporté cette connaissance ?

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FOUR METALLURGIQUE DU YATENGA – HOMME A CHEVAL DONNANT L’ECHELLE

SOURCE : UNESCO

Une étude de l’UNESCO remet les pendules historiques à l’heure.

Récemment, l’UNESCO a fait plancher un bataillon de chercheurs sur cette problématique complexe, afin de dégager une cohérence scientifique à l’histoire de l’apparition de l’Age du fer en Afrique Noire.

Fours métallurgique du Yatenga avec soldat donnant l’échelle, Source : UNESCO

Médiatisée sous l’intitulé de « Les Routes du fer en Afrique » cette étude visait à :

Cerner l’ancienneté et l’origine de l’Age du fer en Afrique noire,

Analyser son utilisation et sa perception sociale,

Cerner les techniques employées et le génie des fondeurs africains,

Préserver le patrimoine historique de l’Afrique

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De nombreuses analyses et datations ont été réalisées sur le terrain pour clore dégager des faits précis. Ainsi, les résultats obtenus sont les suivants :

La sidérurgie remonte à au moins 1 500 av. JC à Termit,

Au Cameroun le fer était extrait dès 1 200 av J. C. (près du lac Nyanza)

A Egaro (est de Termit) l’Age du fer remonte à 2 900 ans av. J. C.

En Egypte (à Giseh) on obtient 2 700 ans av. J.C. et à Abydos, 2 350 av. J.C.,

En Nubie (Buhen), l’Age du fer remonte à 1991 ans av. J. C.,

En Tanzanie (à Kuturuka) on obtient 1 470 ans av. J. C.

A Carthage (Tunisie) les datations révèlent à peine 600 av. J.C.

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Conclusion de l’étude :

Tous ces faits contribuent d’une part à confirmer que l’Age du fer africain est effectivement le fruit du génie scientifique africain.

D’autre part, ils mettent en évidence la précocité de l’âge du fer en Afrique ( 2 900 avant J. C.) par rapport à l’Europe (1 200 avant J. C.). [1]

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FOURS DE FONDERIE OUEST AFRICAINS

l’afrique art et beauté

Dated: 810-511 BC, height 19 inches
MAMA AFRIKA dans CE QUI ME REVOLTE nok4
Heads – 290 BC, height 7 inches
nok5 dans CE QUI ME REVOLTEnok11
Headdress of a Maiden
1990 hair lunda LE ROI MANSA
mansa.jpg ROYAUME DE LOANGO royaumedeloango.jpgKING OF LOANGOkingofloango.jpg
kingmakokoandqueencongo.jpgSAUF QUE LE MAKOKO EST UN TITRE ET NON LE NOM DU ROIA LA LUMIÈRE DE LA DOCUMENTATION HISTORIQUE TRAITANT DE L’HISTOIRE PRÉ-COLONIALE, IL CONVIENT DE RECTIFIER UN POINT DE VUE TOTALEMENT ERRONEIl tient du fantasme colonial que l’Afrique pré-coloniale ne connaissait que le troc.En effet, de nombreux documents et récits émanant des explorateurs étrangers, témoignent non seulement de l’existence de diverses places de marché, mais aussi de l’utilisation de pièces de monnaie.Mieux, nous découvrons à travers l’exament méthodique des documents, l’existence de rapports de parité or/monnaie (comme au far west) pour faciliter les transactions et même du commerce international (avec l’Egypte, la Chine, l’Europe, etc…).Ce premier récit repris par C. Coquery-Vidrovitch atteste par exemple, de l’existence d’un système monnétaire africain :« Pour peser l’or ils font des poids de cuivre (…) Ils ont de petites balances de cuivre (…) c’est à nous difficile de peser avec (…) mais entre eux savent si justement peser avec elles qu’il ne s’en faut de rien leurs poids vont de l’once au quart de peso, chaque peso valant ½ once, il faut 2 pesos pour 1 once ».Ainsi, ce témoignage Hollandais à propos des balances, nous dévoile l’existence d’un rapport or/monnaie au royaume de Guinée. [1] A propos de l’existence de monnaies africaines, Olfa Dapper nous dévoile qu’en Côte d’or, dans la province d’Aboréa on frappait même des pièces de monnaie : « Les Cacraves sont de petites pièces de monnaie de la grosseur d’une tête d’épingle, carrées et aplanies au marteau (…) Ils y mêlent du cuivre (…) L’or est l’unique monnaie du pays. On le donne et on le prend au poids quand le paiement est considérable ; mais quand la somme est fort petite, on paye en cacraves (…) Les nègres font commerce entre eux. Ainsi ceux du Cap Verd, de Refrisco, de Porto d’ale, de Juala se viennent fournir à Tnda, à Tonbada et à Tankerval, de peaux, d’ivoire, de riz, d’habits de coton, de tabac, d’or et d’esclaves au milieu du printemps, il y a une foire à mansibaer derrière une montagne où viennent beaucoup de gens et où l’on amène des poulets, des boucs, des vaches, du sel, du coton, des nattes et presque de toutes les marchandises du pays, excepté des peaux. On tient encore marché tous les lundis près de ce village dans une grande campagne (…) Il y a deux foires à Cassan (…) Les impôts sur les marchandises que les Acanistes (Akan) viennent acheter sur les terres du royaume de Fantin constituent une partie des revenus du roi (ne serait-ce pas l’ancêtre de notre « octroi de mer » antillais ?) (… ) les Acanistes sont de grand négociants (…) Ils fournissent bien les 2/3 de l’or que les Européens emportent de cette côte et vont revendre les marchandises qu’ils ont prises en échange de côté et d’autre, dans les quartiers des nègres qui sont éloignés de la mer (…) Les nègres de Wanqui ont de l’or et savent faire de fort jolis habits dont ils trafiquent avec les Acanistes ».

P. Mercier ajoute lui pour conforter le point de vue de Dapper que [2] :

« Les Yorubas se sont fait auprès des Haoussa (…) une grande réputation de commerçants. Partout cependant le commerce (…) est florissant (…) Partout les marchés sont grouillants avec parfois autant de vendeurs que d’acheteurs (…) C’est tous les quatre jours que se tient le grand marché, sur toutes les routes qui viennent des villages, un interminable défilé de gens (…) La tradition (des marchés) est ancienne (…) ils y avaient des transactions d’une ville à l’autre et même avec l’extérieur du pays Yoruba ».

On pourrait encore citer les commerçants de l’empire Ashanti qui utilisaient la poudre d’or, pesée avec une balance et des poids appelés poids d’or, comme monnaie d’échange

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OR ASHANTI

Le Tarikh es Soudan et le Tarikh el-Fettach [3] nous livrent aussi des informations précieuses sur le commerce local et régional.

En fait, il existait une multitude de négociants et commerçants professionnels qui faisaient la richesse de Tombouctou ou de Djenné. Les pièces de métal (de production locale, régional ou étrangère), la poudre d’or, les cauris (coquillages) et le sel servaient de monnaie.

Il existait des systèmes de parité, exemple : un peu moins de 500 cauris égalaient 1 mitkal de poudre d’or (4,6 g). Ainsi, comme le stipule encore P. Mercier (Cf. idem) :

« Même autrefois, il ne s’agissait pas de troc mais d’un véritable commerce. En tout cas, depuis plusieurs siècles. La monnaie européenne n’a fait que prendre la place d’une monnaie plus ancienne, le cauri (ces petits coquillages blancs) ont été employés dans une grande partie de l’Afrique noire, dans certaines régions, ils ont eu, au début de la période coloniale, un cours par rapport au franc ou à la livre ».

http://video.google.com/videoplay?docid=-681494793365312447

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Echanges monétaires en Afrique Antique

http://www.dailymotion.com/video/54n0iDvFEWmTSi11B

Une étude de l’histoire de l’Afrique et de ses échanges commerciaux (marchés locaux, importations, exportations…) est donc légitime, compte tenu de la documentation historique relativement riche sur cette question.

A la lumière de ces faits, nous ne pouvons que constater la véracité des propos de Cheikh Anta Diop à la conférence de Niamey (Niger) en 1984 (12) : « Formez-vous, armez-vous de sciences jusqu’aux dents (…) et arrachez votre patrimoine culturel. Ou alors traînez-moi dans la boue, si quand vous arrivez à cette connaissance directe vous découvrez que mes arguments sont inconsistants…. ».

Analyse chronologique des innovations africaines

http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=5

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23 commentaires pour « MAMA AFRIKA »

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  1.  
    Tio
    29 mai, 2009 | 15:49
     

    KIN je te parle de la MAAT et du NEFER, et tu m’attaque sur l’impérialisme.
    Tu m’attendez n’est ce pas ? Tu as eu ce que tu voulez. Me dire tes 4 plaintes.

    Tu peux dire qu’ont ce cachent, qu’ont n’exagère la MAAT, qu’ont ne pense qu’a l’impérialisme, et patati et patata. Tous ce que tu veux.

    Ont veut tous la même chose, chacun fait ce qu’il a faire avec ce qu’il pense être bon, ont veut le même résultat. L’essentiel est qu’ont arrivent a notre but. D’autre lutte sur le plan économique, d’autre politique, d’autre spirituelle, culturelle, éducation, ect. C’est le tout qui ferra la victoire.

    Répondre

  2.  
    MAN-INTIODA
    19 mars, 2010 | 17:29
     

    Béni sois le Grand Pharaon de la connaissance qui fut CHEIKH ANTA DIOP.
    ENCORE UN GRAND MERCI A TOUS CEUX QUI ONT FAIT DON DE LEUR CERVEAU A LA VERITE.

    Répondre

  3.  
    Evelyn Serrell
    15 décembre, 2016 | 19:38
     

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