TCHAD!!!!!?????

 La Françafrique au Tchad… Le pillage du pétrole… Le soutien de la France à la dictature…

http://www.dailymotion.com/video/x4bb5q

 

DOUBLE LANGAGE DE L’ELYSEE

Au cours de sa campagne pour la présidentielle du printemps 2007, le candidat Sarkozy, aujourd’hui Président de la république française, avait annoncé le retour de la France sur plusieurs points, plus précisément Nicolas Sarkozy avait annoncé, sur le plan diplomatique, la fin de la complaisance avec les régimes connus pour leur manque de rigueur dans l’observation des droits de l’homme, pour ne pas dire leur négligence de ces droits.

Les africains, leur culture orale aidant, avides de paroles bien dites, se laissèrent séduire par ces sophismes de Nicolas Sarkozy le prestidigitateur des mots. Nombre d’entre eux virent en lui le probable tombeur des mauvais princes du continent. Malheureusement pour eux et bien d’autres peuples écrasés sous le poids des dictatures, si Sarkozy vénère la parole bien dite, source de ses succès, il n’a par contre pas le moindre respect pour la parole donnée. Au lendemain de son élection, le nouveau Président de la République français reçut des malfrats de notoriété internationale(Sassou et son plus célèbre gendre furent parmi les premiers), ceux-là même dont il avait critiqué les pratiques pendant sa campagne. Pour que dire à une telle racaille, lui le bon français fier de son identité de ses valeurs de civilisation ?

Ce qu’on aurait pu considérer comme une preuve de sa grande mansuétude, car peut-être voulait-il les prévenir, leur tirer les oreilles avant de les karsheriser s’avéra être un penchant. Sarkozy aime bien les gredins, surtout ceux qui haient la repentance. Il fut le premier à féliciter Poutine au lendemain de son rapt des législatives, lui qui répugnait d’avoir à lui serrer la main un jour tant elle est sale ; Kaddhafi se fit un plaisir d’être reçu en visite officielle par Paris même si Sarkozy feint de se sentir éclaboussé par cette visite ; pour des raisons de commerce le respect des droits de l’homme ne fut pas évoqué en Chine lors du séjour de Sarko dans l’empire du milieu. Malgré les scandales éclatant dans la presse au sujet du patrimoine immobilier des membres du Conseil d’Administration de la « Central Africa Oil Corporation » constitué des chefs d’Etats des émirats pétroliers d’Afrique centrale, où plus de 70% des populations vivent néanmoins sous le seuil de pauvreté, le patron de l’Elysée, président du pouvoir d’achat, chef suprême des armées et de la politique étrangère,ne s’est pas gratté pour soutenir l’un de ces émirs nègres en difficulté,Idriss déby Itno. Avant que ce soutient ne soit effectif,le président du pouvoir d’achat, dont le pays a pour tradition de jouer aux dés par africains interposés ( le premier jeu étant la conférence de Berlin qui scella, à sa manière, un destin bien tragique à des millions d’africains), laissa avancer les rebelles jusqu’aux portes du palais de Itno. Il faut imaginer le deal à la source de cette volte-face dont la diplomatie africaine de la France a seule la maitrise.
La France n’a pas le souci des populations africaines, pas même le président du pouvoir d’achat. Bien malheureux sont les français qui crurent aux promesses de Saint Nicolas, Santa Claus pour les anglo-saxons (Papa Noel), ce n’est pas lui qui irait suggérer une meilleure redistribution des ressources nationales à ses gloutons de filleuls d’Afrique francophone. En Afrique la France ne défend pas de principes, elle n’y a que des intérêts.

Philippe Ngalla-Ngoie

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Paris, le 5 février 2008Tchad, Le Conseil de sécurité de l’ONU  appuie un pouvoir qui arrête
tous les opposants politiques.
Enlèvement du Député Yorongar par les forces militaires d’Idris Déby

http://docs. google.com/ Edit?docID= dgzpz6pg_ 2hcqxfrf7

Françafrique
Tchad
SORTI VIVANT DE L’ENFER DE DÉBY ITNO
Ngarlejy Yorongar raconte son calvaire

Le député d ‘opposition tchadien Ngarlejy Yorongar a débarqué à
Paris le jeudi soir 6 mars, en provenance du Cameroun. Il devrait
demander l’asile politique en France. Yorongar est un véritable
miraculé : cet opposant intransigeant qui a toujours refusé de céder
aux deux mauvaises habitudes des politiciens tchadiens (créer un
maquis et/ou ensuite entrer au gouvernment) vient d’échapper une
fois de plus à la mort, le soldats chargés de l’exécuter sommairement
ayant préféré l’abandonner à son sort.. Voici le récit qu’il a fait à
Jean-Paul Tédga, du magazine Afriqueéducation
« Sur ordre, je suis enlevé, sous la menace des armes, par des
militaires réguliers de l’armée nationale tchadienne, séquestré dans
une prison secrète située à côté du jardin d’Idriss Déby Itno à
Farcha, et interdit de prendre la douche et de me laver les mains
pour manger, 20 jours durant… ».

AFRIQUEDUCATION : Après notre conversation téléphonique de ce
jour, 3 février 2008, à 16 heures, heure de N’Djamena, que s’est-il
passé à votre résidence ?
Ngarlejy Yorongar : Rappelez-vous que les militaires réguliers ont
pris pour cible ma maison en tirant des roquettes dessus.
Heureusement pour moi, les arbres m’ont épargné des dégâts.
Toutefois, les voisins ont enregistré des dégâts matériels et
humains. Rappelez-vous aussi que c’était en plein combat ce 3
février. Ça crépitait de tous les côtés. Rappelez-vous également qu’à
l’occasion de la Saint-Sylvestre, Idriss Déby Itno avait prononcé un
virulent discours dans lequel il s’en était violemment pris aux leaders
des partis politiques et de la société civile et aux dirigeants de la
presse privée qui, à ses yeux, sont des complices de ces «
mercenaires à la solde d’Oumar Al Béchir, président soudanais
puisque, dit-il, ces complices ne les ont jamais dénoncés… » Et
comme j’ai été à l’Ambassade du Soudan puis à celle de Libye pour
présenter mes vœux, je croyais que je suis particulièrement visé. Ce
qui m’a amené à annuler les autres rendez-vous. Toutefois, pour
moi, le refus de dénoncer les rebelles par des communiqués de
presse diffusés, à longueur des journées, à la radiodiffusion
nationale tchadienne n’est pas une infraction prévue et punie par la
loi tchadienne puisque Idriss Déby lui-même a été installé au pouvoir
à N’Djaména par Oumar Al Béchir et les mercenaires (les vrais cette
fois-ci) du célèbre Bob Denard et j’en sais quelque chose. En effet,
en dehors du président François Ngarta Tombalbaye et du général
Félix M. Malloum, tous les autres conquérants du pouvoir au Tchad
sont passés par le Soudan.

Il en est ainsi de Goukouni Weddeye en 1979-1981, d’Hissein Habré
en 1978 comme premier Ministre puis en 1982 comme chef de l’Etat
et d’Idriss Déby Itno lui-même. Oumar Al Béchir n’avait-il pas mis à la
disposition de ce dernier des moyens en hommes, en argent et en
matériels conjugués avec ceux de Elf par Bob Denard interposé pour
l’emmener et l’installer au pouvoir à N’Djaména, le 1er décembre
1990 ?

Donc, pour moi, ce sont des jérémiades habituelles d’Idriss Déby
Itno. Je ne doutais pas un seul instant qu’il attendait une telle
occasion pour me « loger une balle dans la tête » comme il l’a promis
et dit en février 1999 à une soixantaine de cadres originaires de ma
région natale, lorsque, sous la pression internationale, il décidait de
me libérer de prison où il m’avait envoyé pour trois ans : « La
prochaine fois, leur dit-il, je logerai moi-même une balle dans la tête
de Yorongar s’il ne cesse pas de m’embêter. Faites votre travail en le
conseillant. Je vous répète que la prochaine fois, il n’y aura ni prison
ni libération. Prenez-en pour dit une bonne fois et dernière fois… ».
Et après mon appel téléphonique, que s’est-il passé ce jour, 3 février
2008 ?

Après votre appel téléphonique vers 16 heures, d’autres personnes
m’ont également appelé, tels que Broody de Human Rights Watch de
Bruxelles, Irène Mandeau, retraitée d’Amnesty International
d’Allemagne, Sharon Courtoux de Survie, mon petit frère Ngarmaïn
Yorongar de Lyon, mes fils Rokoulmian et Memsangar de Lyon et
d’Allemagne, Modé Asméngar, représentant mon parti en Europe,
Louheu-Issem Mbaïbikéél, également, représentant du parti aux
États-Unis, un journaliste anglophone de Nairobi (Kenya), etc.  A eux
tous, j’ai dit que j’étais en danger de mort. « C’est peut-être, ai-je
dit à chacun d’eux, la dernière conversation que j’ai pu avoir avec
vous ». M. Bernard Kawadji, un Français d’origine tchadienne qui est
venu tôt le matin rester avec moi, décide de rentrer chez lui pour se
laver quand il a vu venir un voisin, Maître Mobéang Yobelang, notaire
de la place.

Me Mobéang et moi sommes dans la cour en train de boire le
quinquéliba quand un véhicule militaire de marque Toyota ayant à
son bord plusieurs militaires armés, s’arrête devant mon portail
faisant courir les enfants, qui prennent le soin de fermer le portail.
J’ai demandé à Me Mobéang de me suivre au salon, le temps de
terminer notre quinquéliba. C’est alors que j’ai ordonné qu’on ouvre
le portail pour éviter la casse. Ils ont fait leur entrée brutalement,
armes aux poings, en s’en prenant à mes enfants, en leur
distribuant des coups de poing et de crosse.

Ils sont entrés au salon toujours armes aux poings. Je me suis
présenté à celui qui semblait me chercher et qui n’avait pas l’air de
me reconnaître puisque je venais de me coiffer. Il m’a empoigné mon
col et m’a conduit vers la porte de sortie du salon puis vers le portail
en me distribuant des coups de poing à la tête.

Arrivé, à peine, au vestibule, un militaire particulièrement nerveux et
excité me demande la clé de contact de la Peugeot 406 réformée par
l’Assemblée Nationale que je venais d’acheter. Quand j’ai répondu
que la clé est avec mon chauffeur, le chef d’équipe me demande où il
est. Et quand je lui ai désigné Emmanuel Saleh Djékotar, il lui a, à
bout portant, tiré dessus sans raison. Heureusement, il l’a raté. Un
autre élément vient vers Emmanuel qui, du reste, est mon neveu,
pour lui arracher violemment la clé de contact après avoir arraché
mon téléphone portable.

Une fois devant la Toyota, le chef d’équipe me dit de monter. Ma
sœur, Rachel Yorongar, qui n’accepte pas le fait accompli, prend son
courage à deux mains pour tenter de monter dans la voiture pour
aller mourir avec moi là où on m’emmène. Je l’ai suppliée de
redescendre. « Il faut rester en vie, lui ai-je dit dans ma langue
maternelle (ngambaye) pour t’occuper des enfants sinon ce serait
deux pertes de vie inutiles… ». C’est alors qu’elle descend, le fusil du
militaire nerveux toujours pointé sur elle. N’eût été le chef d’équipe,
ce soldat nerveux allait l’abattre. Ledit chef m’a demandé si je
possédais une arme, je lui ai dit non. Il s’en est étonné. La
population de mon quartier a commencé à courir vers nous en se
faisant menaçante. Voyant que ça risquait de tourner au vinaigre, un
autre militaire qui est entré dans la cabine à côté du chauffeur a
invité leur chef à entrer pour qu’ils partent. Après quelques coups de
crosse que m’a appliqué le nerveux, le chauffeur a démarré en
trombe en direction de l’Ouest, vers le Sills (un bâtiment protestant
construit par les Américains pour y loger des services de littératures
et de traduction de la Bible).

Voici l’itinéraire emprunté pour ceux qui connaissent N’Djaména :
Une fois au Sills, la Toyota prend à droite, puis à gauche jusqu’à
l’Avenue des Sao. Elle tourne à gauche sur cette avenue pour
déboucher sur le rond point de la mort dit rond point du centenaire
où croisent l’avenue des Sao que nous avons empruntée et le
boulevard Mobutu. Nous prenons ensuite ce boulevard Mobutu à
droite jusqu’au stade Mahamat Ouya pour emprunter ensuite la rue
goudronnée qui va vers la paroisse de Kabalaye jusqu’au boulevard
Charles De Gaulle où la Toyota prend à gauche jusqu’à la Mosquée
centrale que nous avons contournée pour emprunter l’Avenue El
Niméiry. Nous passons au rond point à l’intersection de Niméiry et du
Boulevard Georges Pompidou, rond point situé derrière la maison de
feu Adoum Tchéré, ancien Ministre et ancien parlementaire au début
de l’indépendance.
Nous avons pris le boulevard Pompidou à gauche pour emprunter la
route de Farcha, un quartier situé à l’Ouest de N’Djaména. Arrivée au
rond point situé à l’entrée des villas des Hôtes de l’Etat, la Toyota
prend la rue qui est à gauche qui nous conduit à une vieille bâtisse
archisurveillé e et gardée par des militaires à par tir de l’intérieur.
Nous entrons dans la concession. Le premier vieux bâtiment sert de
prison secrète et à l’arrière-cour séparée par un mur, c’est un petit
camp militaire. Les militaires de cette prison secrète n’ont rien à voir
avec ceux du camp et vice-versa. La plupart des militaires de
l’arrière-cour sont très jeunes.

Pour moi, nous sommes dans le jardin d’Idriss Déby Itno ou alors
nous n’en sommes pas très loin. Ce petit camp militaire qui abrite
cette prison secrète devait, à coup sûr, servir de protection de ce
jardin. C’est ainsi que la folle course poursuite s’est terminée vers 17
heures 30. Le nerveux et excité me fait descendre avec brutalité, ce
qui n’est pas du goût du chef qui lui remonte les bretelles.
Le chef d’équipe me demande si c’est bien moi Yorongar ? Je lui dis
oui. Un autre me demande : « Yorongar, comment vous ne possédez
pas d’arme ? ». Je réponds que je n’en vois pas l’utilité puisque je
suis un militant des droits de l’Homme. Le même rétorque : « Même
si vous n’avez pas d’arme à feu comme vous le prétendez, me dit-il,
vous avez une arme redoutable qui est le bic qui, du reste, est plus
puissant que plusieurs bataillons de l’armée… ». Le chef d’équipe
très pressé pour aller enlever les autres, me conduit à l’arrière-cour
en ordonnant qu’on me donne une chaise qui se trouve derrière Lol
Mahamat Choua, ancien président du Tchad, ancien ministre, ancien
maire de N’Djaména, président de son parti (RDP), député et
président du groupe parlementaire RDP etc., qui est en train de
prier. Puis, l’équipe est repar tie précipitamment à la recherche d’un
autre captif. J’attendais là quand Lol en prière a fini. Il s’adresse aux
deux gardiens sudistes qui nous tiennent en respect : «Vous pouvez
faire de moi tout ce que vous voulez, je m’en fous…». Ce à quoi, l’un
des gardiens répond : « Ce n’est pas nous qui vous avons emmené
ici, Monsieur… ». Et Lol de reprendre : « Ce n’est pas à vous que je
m’adresse mais à ceux qui m’ont emmené ici et non à vous… ». Puis,
quelque temps plus tard, la même équipe débarque Ibni Oumar
Mahamat Saleh, ancien ministre, président du PLD et de la CPDC. Il
est sérieusement cogné sous des cris zaghawa comme des
marsouins et conduit directement dans sa cellule. Je me suis dit que
Ibni tel que je le connais, ne tiendra pas longtemps eu égard à sa
santé très précaire.

Pendant ce temps, un des geôliers vient appeler Lol pour le conduire
à l’entrée principale du bâtiment. Après lui, c’est mon tour d’être
conduit vers le même endroit que Lol. Je n’y trouve ni Lol, ni Ibni.
Croyant être soumis à un interrogatoire musclé, je me prépare
psychologiquement, mais, il n’en est rien. On me conduit directement
au secrétariat transformé en cellule pour moi faute de cellules
disponibles. Toutes les cellules sont occupées. Assis à même le sol,
on m’enchaîne.

Les deux jambes liées par cette chaîne ne font désormais qu’une
seule. Comme je n’ai pas de couchage, je m’allonge à même le sol
comme j’en ai l’habitude dans de telles circonstances. C’est tard
dans la nuit que celui qui m’enchaîne m’a apporté un crasseux
manteau de petite taille pour me protéger du froid et une vieille
couverture qui sert pour le repassage des habits comme couchage.
Je roule par terre pour faire de la place et lui permettre de me
l’étaler sur la petite parcelle de ciment qui m’est affectée puisque la
pièce de 3 mètres sur 3 est partagée entre le bureau, le passage
vers le bureau du chef et moi. Toute la nuit, je n’ai pas fermé l’œil,
tant la grosse chaîne s’enfonçait de plus en plus dans ma chair et les
moustiques faisaient ma fête. Ce quatorzième séjour en prison de
Déby semble plus dur que les autres fois. Très dur. Tard dans la nuit,
un quatrième captif est emmené et conduit dans une cellule.
Seuls deux gardiens en plus de leur chef (très polis et gentils avec
moi) ont accès à nos cellules. Les autres gardiens sont interdits de
nous approcher. Même de nous voir. Quand, vers 4 heures du matin,
on nous sort pour les toilettes, ces derniers doivent se cacher. La
santé de Ibni me préoccupe. Comme je suis entre Ibni et Lol, il y a
des signes qui ne trompent pas. Par exemple, le 3 février 2008, le
chef d’équipe qui nous a enlevés chez nous pour nous séquestrer ici
appelé directeur général par ses subordonnés (directeur général de
l’ANS ou de la défense des institutions de l’Etat – DGDIE – appelée
communément Garde Républicaine (GR ?) nous rend visite. Comme il
est enturbanné, il est difficile de le dévisager.
Apparemment, il panique. Il entre dans la cellule de Lol et y est resté
longtemps avant de me rejoindre dans la mienne. Il se fait très
gentil, s’intéresse à ma santé précaire et à mon régime alimentaire
des plus compliqués. Je lui dresse la liste des choses que je ne
mange pas et les médicaments qu’il me faut pour parer à toute
éventualité. Mais en dehors des médicaments qu’il achète sans
examen médical, rien de sérieux. « Je vous demande d’être gentil
avec vos gardiens, me lance-il, l’air grave. Nous sommes au service
de l’Etat. Si celui-ci nous commande des missions, nous sommes
obligés de les exécuter. Donc, il ne faut pas nous en vouloir… ». Il
me quitte pour me ramener quelques médicaments prescrits sur un
bout de papier par un médecin ou infirmier en me montrant deux
médicaments qui manquent.

Il insiste encore sur le respect de nos gardiens. Ce qui me fait croire
que ça s’est mal passé avec Lol. « M. le Directeur Général lui ai-je
répondu, ce n’est pas la première fois que je suis enlevé de chez moi
et séquestré comme présentement. C’est la quatorzième fois. Vous
a-ton dit que je manque de respect aux gardiens ?… ». Il me dit non
en ajoutant que ce ne sera ni pour la première ni pour la dernière
fois. Et puis, il est sorti de ma cellule pour ne plus y revenir. Dans la
nuit du 8 au 9 février, une bagarre éclate dans la cellule de Lol.
Est-ce lui ou un codétenu, je n’en sais rien. Toutefois, un prisonnier
est extrait de force de sa cellule et sérieusement tabassé et cogné.
Un codétenu de Lol ? Cela m’étonnerait compte tenu de l’isolement
total auquel nous sommes soumis. Quelques jours plus tard, entre le
10 et le 13 février, Lol n’est plus dans sa cellule. Est-il envoyé chez
lui, à l’hôpital ou est-il mort ? La question me turlupine tellement que
j’en deviens malade. Je refuse de manger ces samedi 13 et
dimanche 14 février. Ce qui fait dire à un geôlier que chaque chose a
sa fin et qu’il faille que je mange pour sur vivre.

Surtout que peu avant que Lol ne disparaisse de sa cellule puisque
sa porte ne s’ouvre pas, comme d’habitude, à 4 heures du matin
pour les toilettes, le matin pour le thé, l’après-midi pour le repas et
le soir pour un bol de thé, je ne me fais plus d’illusion non plus sur le
sort réservé à Ibni. En effet, peu avant la disparition de Lol de sa
cellule, nos geôliers ont paniqué une bonne partie de la nuit.
Quelque chose de grave doit se passer puisqu’ils courent de gauche
à droite, appellent tous azimuts. L’un d’entre eux appelle en criant
de toutes ses forces pour dire à son interlocuteur en insistant que
celui-ci passe d’urgence par le BAP. De nombreux véhicules
accourent. Parmi des intervenants, il y a une personne qui a un
accent français et qui demande ce qui s’est passé ? Cette personne
doit être médecin puisque ses questions sont techniquement très
précises. C’est tard que les véhicules quittent la cour pour céder la
place au bruit des pelles et des pioches. Depuis lors, la cellule de
Ibni semble inhabitée. Pas de bruit de serrure et des grosses
chaînes de sa porte. Est-il mort, envoyé à l’hôpital ou chez lui ?
Cette question m’a tellement fait mal que j’ai passé des nuits
entières sans dormir.

Puis, on me déplace dans sa cellule. Je la scrute. Ça sent les pisses
et les excréments au point que j’ai failli être étouffé la première nuit.
Je cogne la por te tellement for t qu’un geôlier accourt pour me
demander ce qui se passe ? Je lui dis que j’étouffe. Quand il entre, il
est pris lui aussi du même malaise tant l’atmosphère est suffocante.
Il ouvre tous les volets vitrés et la porte qui sépare une autre cellule
vide et la fenêtre de cette pièce qui donne sur la cour arrière. Je le
remercie et puis il est parti pour me ramener un bol de lait chaud.
Avant de quitter ma cellule, il me dit de ne pas hésiter à taper la
porte si je suis pris d’un quelconque malaise.
Le lendemain, quand j’ai vu l’état de la salle, je demande à être
déplacé ou à repartir dans ma première cellule. La réponse est
évidemment non. Le matin, je scrute le lieu. Je soulève le petit
matelas que m’a donné le chef d’équipe ainsi que la couverture
qu’un jeune commandant zaghawa qui m’appelle affectueusement
papa m’a donnée le jour où Lol ou son codétenu est passé à tabac.
Je soulève également la vielle natte plastique complètement
déchirée pour chercher des indices. Je trouve des cartes de visites
de Mbaïlaou Naïmbaye et de Salibou Garba déchirées en petits
morceaux. Je suis sûr que c’est Ibni qui s’en est débarrassé. C’est la
seule trace qui témoigne de la présence de Ibni dans cette grande
salle.

Le 21 février, vers 2 heures du matin, deux de mes geôliers font
irruption dans ma cellule en prenant le soin de mettre en repos les
deux sudistes qui, avec le chef d’équipe, ont droit d’entrer dans nos
cellules. Puis, l’un des deux me demande si tout va bien avant de me
bander les yeux avec un morceau de tissu rouge.
Ensuite, il me demande de me lever et d’avancer vers la porte.
Quand, je lui demande, si je peux ramasser mes sandales, il me dit
que ça ne vaut pas la peine.

Je me suis dit, qu’après Lol et Ibni, c’est donc mon tour d’être
éliminé. On me fait coucher sur le plancher arrière de la Toyota, qui
démarre en trombe pour tourner en rond dans la ville pendant plus
d’une heure avant de m’emmener au cimetière de Ngonmba (Walya),
un quartier sud de N’Djaména. On me fait coucher entre deux
tombes avant de me libérer les yeux et les jambes de la chaîne. Je
leur demande de me permettre de prier, pour la dernière fois, mon
Dieu. Sans attendre la réponse, je me mets à prier malgré les gifles :
« Mon Dieu, pardonnez tous mes péchés. Pardonnez également mes
deux frères ici présents avec moi, car ils ne savent pas ce qu’ils font.
Accordez leur la bénédiction divine et pardonnez également aux
commanditaires de cette mission. Console ma mère, ma famille, mes
frères et sœurs, tous les miens et tous ceux qui m’aiment. Amen ».
L’un des deux me demande pourquoi je demande à Dieu de les bénir
et de leur accorder bénédiction et miséricorde ? Je lui ai dit que Dieu
est merveilleux et miséricordieux. ..

Il chuchote dans l’oreille de l’autre, tire deux coups de feu en ma
direction puis tous les deux se retirent pour entrer dans leur voiture
et disparaître.
Etant enchaîné 24 heures sur 24 durant ma séquestration, je me
lève, titube et tombe en suivant la direction de la voiture qui
s’éloigne de plus en plus. Je réussis à atteindre une hutte qui
ressemble à un tas de briques stockées. Je contourne et m’aperçois
que c’est une maison. Je cogne l’une des deux portes de cette hutte
au hasard pour voir sortir deux grands gaillards qui croient avoir en
face d’eux un revenant. Je les tranquillise en déclinant mon identité.
Tous deux tombent littéralement dans mes bras en pleurant. Je leur
dis que le temps presse. Qu’ils me donnent une paire de sandales et
qu’ils me conduisent au rond point de Nguéli car je suis désorienté.
Où sommes-nous, leur ai-je demandé ?

C’est, disent-ils, le cimetière de Ngonmba. Ils me donnent une paire
de sandales, puis ils m’ont conduit par le bas côté de la route
goudronnée jusqu’au rond point de Nguéli. Une fois là, je leur
demande de me laisser partir. Mais, ils tiennent absolument à
m’accompagner.

Je les emmène chez un ami qui nous fait du thé. Ne m’étant pas lavé
2O jours durant, je pue les pisses et dégage des odeurs
insupportables. Une fois le thé terminé, je disparais pour aller chez
un autre ami à Nguéli. Cet ami me garde pour la nuit en dépit de la
fouille à Walya opérée par la brigade mixte (gendarmerie et police),
me donne une autre tenue, un peu d’argent, une casquette de
camouflage et je disparais dès la première lueur de la journée du 22
février à Kousseri. Bien que sale et dégueulasse, me voici à Kousseri
sans aucun papier d’identité. Mon premier réflexe est d’aller le plus
loin possible du Tchad. Je prends un clando pour aller acheter le
téléphone portable. Je demande au vendeur, s’il peut me trouver
une voiture à louer pour Maltam et Maroua à la recherche de ma
famille. Il me regarde du haut en bas avant de me montrer sa propre
voiture garée devant sa boutique. Il doit se dire que cet homme sale
est dans le besoin. Ça coûte 80.000 f cfa pour la demie-journée. Je
tente de discuter le prix avec lui mais il est catégorique. A prendre ou
à laisser, me répète-t-il. Et lorsque je lui plaque dans le creux de sa
main, les 80.000 f cfa, il sourit et se fait gentil, il appelle son ami Said
pour me conduire à Maltam et à défaut à Maroua. C’est ainsi que je
quitte Kousseri avec un ouf de soulagement.

Arrivé à l’avant-barriè re avant Maroua, un policier qui veut se sucrer
sur notre dos, se fait prier pour plusieurs infractions qu’il relève sur
la voiture (taxe de circulation et feu de position et de signalisation
etc.), avant de demander mes pièces d’identité. Pour éviter la perte
de temps, je lui glisse 5.000 f cfa dans sa main et tout est réglé.
C’est ainsi qu’il nous a laissés aller à Maroua. Une fois en ville, je
demande au chauffeur de foncer chez mon neveu qui me dépose à
Garoua. Un autre cousin de Garoua prend le relais pour la
destination actuelle. Il faut envisager de quitter le Cameroun pour
des raisons évidentes. Comme au Nigeria, Idriss Déby Itno y procède
à des enlèvements et à des liquidations de ses opposants.
Qu’attendez-vous de la communauté internationale et de votre tueur
Idriss Déby Itno ?

D’abord, je tiens à rappeler qu’Idriss Déby Itno opère un recul
dangereux par rappor t à la démocratie. Il fait fuir les dirigeants des
partis politiques démocratiques, de la presse et ceux de la société
civile. Il vient de prendre une ordonnance liberticide en matière de la
presse. Il vient de franchir un autre cap en faisant enlever des
citoyens dont deux députés protégés par l’immunité parlementaire
parce qu’il se sent soutenu par certaines puissances de ce monde. Il
veut neutraliser les hommes politiques capables de lui porter
ombrage lors de la prochaine élection présidentielle. Comme je ne
me doutais de rien, je suis allé, le 29 janvier, à Kousseri (Cameroun)
pour y faire des provisions alors que les rebelles étaient aux portes
de N’Djaména. Toutefois, je suis rentré. Si j’avais un quelconque lien
avec les rebelles ou un doute quelconque du côté du gouvernement,
je ne serais pas rentré de Kousseri. Je n’ai vu chez moi ni les
rebelles ni les militaires réguliers jusqu’à cette date fatale du 3
février à 17 heures quand les militaires réguliers ont fait irruption
pour procéder à mon enlèvement.

Si le gouvernement ne me veut pas du mal, pourquoi me faire
convoquer, le 22 février, par la police judiciaire alors que je venais
d’échapper à la mort la veille ? Lol que j’ai vu en pyjamas et tête nue
contrairement à ses habitudes (chez les musulmans, c’est
l’humiliation suprême) avant que le directeur général ne nous
distribue, à ma demande, un grand boubou à chacun, n’a pas l’air de
quelqu’un qui est pris l’arme à la main.

D’ailleurs, son âge ne lui permet pas de telles aventures. Il en est de
même d’Ibni dont la santé est précaire. En tout cas, Idriss Déby Itno
veut nettoyer l’écurie politique avant les élections présidentielles de
2010. Car l’accord du 13 août 2007 n’est pas en sa faveur s’il est mis
en œuvre. Voilà les raisons de cette chasse aux sorcières. Donc, il
faut que la communauté internationale fasse pression sur lui pour un
dialogue inclusif comme Mahamat Nourri et moi-même avions
proposé en août dernier. Cette proposition a été adressée à l’UA, à
l’UE, aux Nations Unies, aux opposants tchadiens de tous les bords
(rebelles, partis politiques, société civile et diaspora), aux chefs
d’Etat comme leurs excellences El Hadj Omar Bongo Ondimba, Denis
Sassou Nguesso, Umaru Yar Adu’a, Blaise Compaoré, Abdoulaye
Wade, le guide Kadhafi, Nicolas Sarkozy, George W. Bush, etc.
Seul le dialogue inclusif est la solution. Rappelez-vous que le régime
d’Idriss Déby Itno est le régime qui a signé le plus d’accords sans
mettre un terme à la guerre. Il n’a pas à avoir peur pour son mandat
actuel. Il peut bénéficier de l’immunité à vie que mon parti lui a
proposé à plusieurs reprises.

Votre dernier mot ?
A moi de vous poser la question suivante : qui a demandé ma tête ?
Suis-je un otage sur commande d’une tierce personne ou un otage
d’Idriss Déby de sa propre initiative ? Une enquête minutieuse vous
le dira. Aussi, faut-il rappeler que si Lol est devenu prisonnier de
guerre, c’est, en plus des raisons invoquées ci-dessus, pour éviter
qu’il ne raconte ce qu’il a entendu, vu et vécu en captivité à Farcha.
Tel que c’est parti, le comportement et les propos irresponsables des
ministres Mahamat Ahmat Bachar de l’Intérieur et Ahmad Alla-Mi des
Affaires étrangères confirment, sans aucun doute, la mort d’Ibni. Le
gouvernement ne sortira pas grandi de tous ces tissus de
mensonges autour de cette affaire.

Propos recueillis par téléphone depuis le lieu d’exil camerounais de
Ngarlejy Yorongar par Jean-Paul Tédga

http://www.dailymotion.com/video/x4ckp7

 

http://www.dailymotion.com/video/x4acsn

http://www.dailymotion.com/video/x4aouo

http://www.thotep.com/article.php3?id_article=505
http://www.thotep.com/article.php3?id_article=506
Alors que le Président Tchadien Idris Déby fait arrêter tous les
opposants politiques,
le Conseil dit de Sécurité de l’ONU exprime son soutien au gouvernement
de Monsieur Déby.Le président de ce Conseil dit de Sécurité pour le mois de février est
le représentant du Panama.
Il exprime son « inquiétude pour la sûreté et la sécurité du personnel
humanitaire, du personnel des Nations Unies et du personnel et du
matériel de l’Union européenne déployés au Tchad ».
Mais il n’exprime aucune inquiétude pour « la sûreté et la sécurité des
populations Tchadiennes et Africaines ».
La France qui a un siège permanent à ce Conseil soutient donc sans
ambiguïté le Président Tchadien que politiciens et presses
internationales venaient de qualifier de dictateur à l’occasion de
l’affaire « Arche de Zoé/Children Rescue ».
Les « grands » médias passent sous silence la vague d’arrestation de tous les opposants politiques Tchadiens.
Les fils de chefs de file de l’opposition Tchadienne lancent un appel à
la communauté internationale sur www.thotep.com.Gilbert Léonard

http://www.dailymotion.com/video/x3cgjx

Paris, le 6 février 2008,Arche de Zoé: Que cache la demande de grâce des six ?Après le soutien du Conseil dit de Sécurité de l’ONU,
Après l’aide en « renseignements » de l’armée française stationnée au Tchad pour « assurer la sécurité des Français et des étrangers (c’est-à-dire des Occidentaux) « ,
Alors que le Ministre français de la Défense est au Tchad pour « apporter un soutien sans faille » à Déby,
Le président Déby se dit disposé à examiner une éventuelle grâce des six de l’Arche de Zoé si la France en fait la demande.
On notera au passage que la France, politiques et médias confondus, ne font pas état de l’arrestation de tous les opposants politiques non armés. La France ne demandera donc pas la grâce pour les opposants politiques non armés.Il faudra comprendre alors pourquoi le Président Déby avait spontanément dénoncé un réseau de trafic d’organes et de pédophilie. Sur quels éléments, sur quelles expériences passées ou présentes, a-t-il pu baser ses affirmations ? Une enquête judiciaire internationale doit être ouverte pour répondre à ces questions.Toute demande de grâce sera un aveu formel du mépris des institutions françaises à l’égard des Africains.
Les soutiens de l’Arche de Zoé répètent avec insistance qu’ils s’inquiètent du sort des enfants qui ne sont toujours pas rendus à leurs vrais parents dans les villages; c’est pour eux une preuve que les enfants n’ont pas de parents ou sont abandonnés.
Mais les « arches de zoé » oublient-ils que les parents avaient justement accepté de se séparer de leurs enfants pour qu’ils soient scolarisés, au Tchad, non en France ?
Mais les « arches de zoé » oublient-ils que c’est parce qu’ils voulaient eux déporter les enfants en France que les parents se sont révoltés ?
S’ils étaient de bonne foi, les « arches de zoé » se féliciteraient que les enfants soient encore à l’orphelinat et à l’abri de la guerre; ils demanderaient que les autorités tchadiennes s’engagent à « bien » soigner et scolariser les enfants.
Décidément, la mentalité coloniale qui fait de l’enfant africain un « bien meuble » que l’on prend, que l’on possède, que l’on « dresse » comme on veut, est bien ancrée dans la pensée française.
Et c’est pour cette même raison que le pouvoir français n’a point cherché à faire la lumière sur cette affaire et n’a pris l’initiative d’aucune enquête judiciaire . Au contraire, le « j’irai les chercher quoiqu’ils aient fait » ressemblait plutôt à un désir d’étouffer l’affaire.
Et pour étouffer cette affaire, la France use de tous les moyens.
Y compris celui d’afficher un « soutien sans faille » à Déby juste avant de le lâcher dans sa chute imminente.
Car la France sait que Déby est perdu, car les Tchadiens l’ont décidé; mais le pouvoir Français semble plus intéressé, dans l’heure, à camoufler l’affaire de l’Arche de Zoé que de soigner ses alliances de demain.
Bush et les néo-cons voulaient soi-disant « sauver » les Irakiens de la dictature.
Les USA ont leur Bush, leur Irak et leur décadence.
L’Arche de Zoé voulait prétendument « sauver » des orphelins du Darfour d’une mort certaine.
La France a son Sarko, son Tchad et …

Gilbert Léonard

 

Interview de Delphine Djiraïbe le 14.11.2006 à Nantes. Elle est coordinatrice du Comité de suivi de l’Appel à la paix et à la réconciliation au Tchad.

Photos Yves Monteil

http://www.dailymotion.com/video/x4a3ct

http://www.dailymotion.com/video/x2i4vk

http://www.dailymotion.com/video/x2i8w9

Paris, le 12 février 2008,

Tchad, le plan B de l’opération « Arche de Zoé »

Après l’échec du volet « Arche de Zoé » de l’opération « Sauver le Darfour » qui devait « prélever/ponctionner » au moins 1000 et jusqu’à 800 000 enfants de la région pétrolifère du Darfour et les « sauver d’un mort certaine »,  (http://www.cofod.fr/telechargement/tractA5pourimpressionmaison.pdf)
Un « plan B » qui « vide » la région de tous ses habitants a été déroulé in extremis: on chasse les résistants Tchadiens du Tchad vers le Cameroun, et on chasse les Soudanais résistants vers le Tchad au moment où l’Eufor essaye de s’installer au Tchad pour … protéger les réfugiés de Darfour.
L’opération « Sauver le Darfour » prend alors les aspects d’un véritable plan machiavélique.

Dans une logique militaire qui confirme l’importance stratégique du plan, la France demande la libération de ses ressortissants de l’Arche de Zoé « quoi qu’ils aient fait » (on n’abandonne pas ses hommes sur le champ de bataille), mais n’exige pas de son ami dictateur qu’il « libère immédiatement et sans conditions les opposants politiques non armés arrêtés manu militari« .
La France se contente de demander « une clarification sans délai » alors que pour les six de l’Arche de Zoé elle avait demandé la libération immédiate et sans conditions .

Les Africains l’auront compris encore une fois à leurs dépens.
Nicolas Sarkozy, adepte du concept des « aspects positifs de la colonisation » et qui refuse toute idée de repentance pour les crimes de l’esclavage et de la colonisation, confirme qu’il n’entend point mettre fin à  son « œuvre coloniale » qui vide l’Afrique de ses enfants et de ses richesses naturelles. Qu’on ne nous dise pas que la politique Sarkozy dite de l’immigration choisie diminue le « vidage » de la population de l’Afrique; car non seulement cette politique affiche sa volonté de favoriser la fuite des cerveaux africains vers la France (pillage des ressources intellectuelles), mais elle s’accompagne de la politique continue de pillage des ressources naturelles, affamant et affaiblissant ceux qui restent.

Le peuple Africain doit comprendre que la finalité de toutes ces guerres entretenues par les puissances étrangères n’est autre que de priver les Africains de leurs richesses naturelles: déraciner et chasser la population capable de résister (les forces vives de la Nation), puis accaparer la terre et ses richesses.
Le colonisateur-poète Victor Hugo ne s’en est pas caché dans son discours du 18 mai 1879 en hommage à Victor Schoelcher lors d’un banquet commémoratif de l’abolition de l’esclavage (cf Thotep: http://www.thotep.com/article.php3?id_article=237).
« Vous voyez l’Afrique, cette terre inhabitée (en fait vidée de sa population par les guerres provoquées, razzias et déportations), prenez-la, c’est Dieu qui vous la donne  » disait-il en substance.

Les Africains doivent se rappeler en toute occasion que les frontières actuelles du Continent, dites frontières Nationales reconnues  internationalement, sont le résultat du partage/dépeçage de l’Afrique lors de la Conférence de Berlin de 1884-1885 organisée par Bismark avec les pays européens (dont la Turquie) et les USA.

La seule résistance efficace pour que les Africains se réapproprient leurs richesses naturelles et culturelles est une résistance continentale, seule capable de déjouer définitivement les pièges du jeu de quilles géant dans lequel s’affrontent les puissances étrangères et dont les seuls perdants sont les Africains.

Gilbert Léonard

Arche de Zoé: l’Humanitaire fraçaise mis en examen



42 commentaires pour « TCHAD!!!!!????? »

1 2 3
  1.  
    Baraton edouard
    29 août, 2008 | 3:06
     

    Soyez réalistes un instant! Idriss déby est une pouriture finit personne n’en doute et le gouvernement français ne l’aime pas plus que vous. Mais que ce serait’il passé si les rebels avaient pris N’djaména? Pour la France rien, en effet les rebels avaient annoncé qu’il ne voulaient pas le moindre mal aux français. Mais pour les tchadien? et bien s’eut été le pillage pour les plus chanceux, la mort pour ceux soupçonné d’avoir apprécié le régime précédent. S’eut été la famine pour les paysans obligé de fuir leurs terres. Et qu’elle aurait été la tete des libérateur? Ils étaiient armée par un soudan dirégé par des islamistes génocidaires! Et bien que demain, les tchadiens en connaissance de cause votent pour que la France laisse rentré les rebels et l’on verra le brillant résultat. Oui, un dictateur serat destitué mais l’anarchie et la violence permettront elles aux tchadiens de vivre mieu? De toute évidence non! Si la France n’avait pensé qu’a sont interret elle aurait laissé pénétré les rebels et ceux qui aujourd’huis crient à l’impérialisme criraient au massacre cautioné par la France! Mieu vaut la paix que l’anarchie si l’on ne peut pas avoir la démocratie pour le moment. Vous savez tous que la Franc (contrairement à la Chine) tente de donné son aide en fonction de la démocratisation mais doit elle laissé les peuples qui n’ont pas la chance d’avoir de régime démocratique dans un sanglant boubier? Ou alors doit’elle imposé la démocratie par la force à la manière des USA en Irack? Brillant géopoliticiens que vous etes dites moi ce que la France aurait du faire!
    Je vais vous dire ce qu’elle fait: elle tente d’aidé les état démocratisé au maximum mais elle refus d’abandonné les états non démocratique car, elle croit que la démocratie doit etre inventé pour chaque peuple par lui meme et qu’il ne peut y réussir que dans la paix!

    Que les génies qui ont une meilleure idée à proposé jettent la première pierre!

    Répondre

  2.  
    Baraton edouard
    17 septembre, 2008 | 13:34
     

    Je suis vraiment désolé que personne ne veuille étudier ce cas avec moi de la « Françafrique ». Encore une foie, je veut avant tout souligné que les choses sont plus compliqué qu’elles ne le parraissent alors s’il vous plais, exprimez votre point de vu, le silence me met mal à l’aise.

    Répondre

  3.  
    18 septembre, 2008 | 19:02
     

    Si c’est à moi que tu le demandes mon point de vu est celui-ci: Françafrique = l’école de la kleptocratie.
    http://fulele.unblog.fr/2007/05/04/politique/

    Répondre

  4.  
    Baraton edouard
    19 septembre, 2008 | 13:57
     

    Excusez moi, je n’est pas demandé un slogan (ce pour quoi vous m’avez prouvé que vous avez un réel talent) ni meme un lien internet mais bel et bien une réflexion et une réponse à ma manière de présenté les évènements: alors, vous président de la république française qui entrez en fonction et avez dans le cadre de l’opération éperviez (protection du tchad contre la Lybie!) environ un millier de soldats sur place que faite vous lorsqu’un groupe rebel armé par les très démocrates soudanais arrive aux protes de N’Djamena?

    Répondre

  5.  
    19 septembre, 2008 | 18:00
     

    Entre vous et moi Mr Baraton il y’a un problème de paradigme qui fait que l’on ne peut se comprendre. A lors j’ose espérer pour vous que d’autre internaute se chargeront de vous répondre.

    Répondre

  6.  
    apache
    19 septembre, 2008 | 22:19
     

    bonsoir,

    « Mais que ce serait’il passé si les rebels avaient pris N’djaména? Pour la France rien ! »

    ah bon savez ce qui s’est passé quand castro a prit cuba ? toutes les sociétés privés américaines notamment « pétrolière » sont devenus propriété de l’Etat cubain ! si comme vous dites les rebelles sont des islamistes malheur aux intérêts de la france et ça je vous promet que sarko il laisse pas passer !

    « Mieu vaut la paix que l’anarchie si l’on ne peut pas avoir la démocratie pour le moment. »

    quelle paix ? la famine, la maladie, le chômage ou le pillage des ressources naturels par la france et consorts ?

    la france à fric c’est grâce à la la françafrique .

    Répondre

  7.  
    Baraton edouard
    20 septembre, 2008 | 22:26
     

    Vous avez du me lire de manière imparfaite, les rebels se sont engagé lors de leur approche de N’djamena à ne pas attenté aux interrets français. Pour la France, il ne se serait absoluement rien apssé si elle avait laissé faire.

    Oui, la situation n’est pas rose au Tchad. Mais en quoi la France est elle responsable?

    Le Tchad vivrait’il mieu s’il avait été annexé par la libye?

    Le tchad vivrait’il mieu si les rebels armé par le Soudan avaient pris le pay?

    En toute honneteté, je ne le crois pas.

    Répondre

  8.  
    20 septembre, 2008 | 23:30
     

    Saches que nous souhaitons que ni le Tchad ni aucun autre pays d’Afrique soit ne annexé par un quelconque pays étranger.

    Répondre

  9.  
    Baraton edouard
    21 septembre, 2008 | 0:17
     

    Certes et moi non plus. Le droit des peuples à disposer d’eux meme est une base fondamentale du droit internationale (il jsutifit entre autre l’appartenance d’un million de réunionais et mahorais à la nation française).
    Mais dans le problème qui nous occupe il s’git simplement de savoir si la France aurait du agir différament dans l’affaire tchadienne de 2008 et si oui dans quel sens.
    Si la France a agit au mieu étant donné la situation au combien difficile, j’apprécierait qu’en toute bonne foi vous aquitiez la nation française.

    Que l’accusation vienne à la barre, la défense attend…

    Répondre

  10.  
    BILA
    22 septembre, 2008 | 16:14
     

    Cette page est une accusation en soi.Il me semble que c’est plutôt à toi d’apporter des arguments en réponse à cette page et non en rapport avec tes propres convictions.

    Répondre

  11.  
    Baraton edouard
    22 septembre, 2008 | 20:14
     

    Il me semble avoir déja apporté quelques arguments mais je veut bien dévelloper.

    Pourquoi la France est’elle présente au tchad, dans quel cadre et quels sont ses interrets.

    La France est ici présent au titre de deux opérations et d’un soutient logistique.

    La première opération est l’opération épervier. Celle-ci mobilise 1000 soldats français sur le sol Tchadien avec comme objectif d’empécher une nouvelle invasion lybienne comme il y en avait déja eu une dans les années 1980.

    La France pour cette opération a un soutient à la fois de l’onu, de l’union africaine et du gouvernement Tchadien.

    La seconde opération est plus récente puisqu’elle c’est mit en place en 2007 et 2008. Cette seconde opération est mené par la France au nom de l’union européenne et a pour objectif de protéger les frontières est du tchad et de la Centrafrique contre les intrusions en provenance du tchad et pour protéger les réfugiers de la région.

    Pour ce qui est de la coopération militaire, la France fait des dont ou des ventes à prix réduit d’armes à de très nombreux états dans le monde, rien d’énorme dans le cas tchadien.

    En 2008, la France pour une obscure affaire était en froid avec le président Débis. D’une certaine façon, l’entré des rebels (qui garantissait le maintient des interrets français et des résidents) et le départ de Débis aurait arranger la France. Mais, la France ne voulais pas d’un bain de sang dans Ndjamena sans pour autant participé aux opérations militaires (en effet, s’il est légitime d’aidé un états souverain contre des rebels en droit international, une motion de l’onu rend les choses plusclaires et l’urgence de la situation ne le permettait pas). Les soldats français sur place ont alors sécurisé l’aéroport international et ceci pour trois raisons.

    -Pour évacuer les ressortissants étrangers qui en faisait la demande
    -évacuer les troupes française ou permettre l’arrivé de soutient en cas d’actions contre les troupes en places.
    -protéger les forces aérienne du gouvernement légal du tchad qui sans cela serait tomber dans la foulé aux mains des rebels et avec cela la capitale

    Les troupes de Débis ont repoussé les rebels.
    La France a fait le minimum syndical pour ne pas se méler d’affaires qui ne la concernait pas mais elle a tout de meme tenté de soutenir l’option qui bien qu’elle n’est qu’un pis aller permet d’évité une enième guerre civile tchadienne.

    Que reprochez vous donc à la France?

    Répondre

  12.  
    BILA
    23 septembre, 2008 | 13:47
     

    De soutenir les dictatures en afrque. sI CELA TU NE LE VOIS PAS ALORS TU N A PAS QU UN PB DE PARADIGME AVEC L AUTEUR DE SITE TU ES AVEUGLE.
    LIS TU ET VOIS TU AU MOINS LES VIDEOS QUI SONT ICI POSTEES?

    Répondre

  13.  
    Baraton edouard
    23 septembre, 2008 | 14:18
     

    Je n’invente rien en disant que les interretes économiques français au tchad sont mineur (au point qu’une frange du personnel politique français estime qu’on intervient au nom d’interret qui ne sont pas ceux de la France!). Si la France voulait uniquement garantir ses arrivages de pétrole, elle ferait comme la chine au Soudan: elle donnerai des armes sans se soucier de l’usage qui en est fait et surtout ell n’enverrai pas à divers titre 3000 hommes sur place.

    Au tchad, les interret de l’afrique et de la France sont convergent dans la mesure ou il s’agit de l’intégrité d’un pays et de sa population. Jusqu’a preuve du contraire, la France n’est pas une amie de Débis, est-ce une raison pour laisser le tchad tomber une nouvelle foi dans la guerre civile ou etre envahis par un de ses voisins?

    Si c’est cela que vous demandez à la France c’est bien triste pour l’afrique…

    Répondre

  14.  
    BILA
    23 septembre, 2008 | 16:24
     

    je ne demande qu’ une chose à la France c’est de laisser l’Afrique dans sa merde.
    Après on verra qui sera dans la merde.
    Et tu comprendras pourquoi la france protège ses intérêts et non ceux des Africains.
    Elle sauve un déby et assassine un Sankara.
    Au fait que viens tu chercher ici?
    Nous nous ressourssons ici et toi?
    cqfd

    Répondre

  15.  
    Baraton edouard
    23 septembre, 2008 | 18:11
     

    Se retiré d’afrique dites vous? Mais sarkozy (que je n’aime pas le moin du monde!) le voudrai et pour une raison simple, pour lui la France est un états occidental et l’afrique un rammassis d’attardé pour les quels la France pays trop en argent et en effort depuis trop longtemps.

    Ceux qui aujourd’huis en france veulent que la France continue à s’investir sont avant tout les franco-africains, les diplomates, les français d’origine africaine et une partie des militaires. Autrement dit ceux qui connaissent vraiment l’afrique.

    Le clivage n’a rien à voir avec le clivage droite gauche.

    La Grande bretagne a retiré ses troupes d’afrique, la France pourrait en faire à priori autant et probablement sans s’affaiblir (se fut en tout cas ce qui c’est passé pour la Grande-Bretagne). Mais regardons se que cela adonné: Soudan islamiste, somalie explosé, sierra leone détruite, afrique du sud 40 ans d’apparteid, Nigéria craquelet… et dans l’ile maurice et les seychelles, l’investissement français a palier à la carence brittanique.

    Je conçois que tout ne soi pas rose en afrique francophone mais la France aurait pu faire comme en les britanniques et je doute que le sénégal, le Gabon, pour une large part le Cameroun; Djibouti et longtemps la cote d’ivoire ainsi que les iles est africaines est vécuent dans une relative apix favorable au dévellopement.

    La France n’a que des interrets minimes en Afrique et deux raisons expliquent son maintient:
    -La perception des français (dont 10% sont africains) que la france tend à devenir africaine et que donc elle y est naturellment lié.
    -La peur qu’une anarchie qui empécherai le dévellopement africain ne provoque de graves remous géopolitiques et que le vide n’attire une compétition armés entre grandes puissance à l’affut d’opportunité.

    Le départ de la France serait une chose grave.

    Pour ce qui est de l’assassinat de Sankarra, c’est de la difamation, Sankara n’est d’ailleurs pas sortit des accord Franco-burkinabé, seul sont discour aurait à priori etre corrosif pour la France, il en faut plus que cela pour la faire réagir. Et puis, les assassins potentiels ne manquant pas non plus en afrique.

    Pour Déby, je répète que la France ne l’aime pas mais que pour le moment mieu vaut deby que la guerre civile en attendant que le pay soi stable et que l’on puisse y mettre en place un réel processus démocratique.

    Mon objectif ici est d’éclairé la discution sous un jour plus modérateur et équilibré et d’insisté sur le fait qu’afrique, europe et Francophonie ont un sort méler pour longtemps et que se sort commun impose un certaine coordination des actions.

    Répondre

  16.  
    24 septembre, 2008 | 12:33
     

    Baraton sur cette page il y’a des vidéos, il y’a des textes. Dans la mesure ou tu viens poster un commentaire il faut que ce dernier remette en question un élément de cette page eut que ce dernier soit clairement cité.
    si c’est le contenu d’une vidéo cite le ou désigne la vidéo an question. Et si c’est un texte cite donc le passage qui te pose problème.
    Mais ne lit pas un titre pour déverser ton opinion par rapport à ce que le titre t’inspire.
    Alors si tu veux de ma part une réponse fait donc ce que je t’ai dit car la réponse à tes questions figure dans ces documents vidéos.

    Répondre

  17.  
    Baraton edouard
    24 septembre, 2008 | 13:59
     

    « Le député d ‘opposition tchadien Ngarlejy Yorongar a débarqué à
    Paris le jeudi soir 6 mars, en provenance du Cameroun. Il devrait
    demander l’asile politique en France »: si la France est le monstre que vous décrivez pourquoi y vient’il?

    Tout simplement parcque la France veut que la démocratie au Tchad.

    « Ngarlejy Yorongar : Rappelez-vous que les militaires réguliers ont
    pris pour cible ma maison en tirant des roquettes dessus. » je précise qu’il s’agit de tchadien et non de français.

    « célèbre Bob Denard et j’en sais quelque chose. En effet,
    en dehors du président François Ngarta Tombalbaye et du général
    Félix M. Malloum, tous les autres conquérants du pouvoir au Tchad
    sont passés par le Soudan. »

    Jusqu’à preuve du contraire c’est la France qui a arréter bob Dénard dans les commores. Ce dernier a été condamner pour mercenariat. Au passage, le grand amis de Denard: Chritian tavernier (un belge) est lui aussi trempé dans tout un tas d’affaires louches mais bizarement personne n’en parle: n’étant pas français il ne vous aide pas à accusé la France et est donc comme innocenté de fait…

    « Oumar Al Béchir n’avait-il pas mis à la
    disposition de ce dernier des moyens en hommes, en argent et en
    matériels conjugués avec ceux de Elf par Bob Denard interposé pour
    l’emmener et l’installer au pouvoir à N’Djaména, le 1er décembre
    1990 ? »
    Pour l’implication de B denard je n’ai rien à en redire, mais pour celle d’elf rien n’est moins sur, de fait je le répète le Tchad est assé marginal dans les interrets pétroleir français: pas sur que des hommes d’affaires d’un courage douteu est eu l’audace de se lancé dans une affaire militaire pour si peu…

    « La
    prochaine fois, leur dit-il, je logerai moi-même une balle dans la tête
    de Yorongar s’il ne cesse pas de m’embêter. Faites votre travail en le
    conseillant. Je vous répète que la prochaine fois, il n’y aura ni prison
    ni libération. Prenez-en pour dit une bonne fois et dernière fois… ».: fraternité africaine quand tu nous tient…

    « un bâtiment protestant
    construit par les Américains pour y loger des services de littératures
    et de traduction de la Bible »: je vous rapêlle au passage que l’évangélisme fait officiellement parti de la politique d’influence des USA en Afrique.

    « D’abord, je tiens à rappeler qu’Idriss Déby Itno opère un recul
    dangereux par rappor t à la démocratie. Il fait fuir les dirigeants des
    partis politiques démocratiques, de la presse et ceux de la société
    civile » La France le sais bien mais de cela, elle n’est en rien responsable. Elle pourrait certe renversé Dby militairement sans dificulté mais une solution à l’irackienne n’est pas dans ses traditions: allez vous le lui reproché?

    « Cette proposition a été adressée à l’UA, à
    l’UE, aux Nations Unies, aux opposants tchadiens de tous les bords
    (rebelles, partis politiques, société civile et diaspora), aux chefs
    d’Etat comme leurs excellences El Hadj Omar Bongo Ondimba, Denis
    Sassou Nguesso, Umaru Yar Adu’a, Blaise Compaoré, Abdoulaye
    Wade, le guide Kadhafi, Nicolas Sarkozy, George W. Bush, etc » Le fait que le président français soi présnt dans cette liste n’est il pas l’acceptation tacite que la présence française n’est pas un obstacle à la réussite de Tchad?

    Si je puis me permettre dans ce premier texte rien ne condamne la France et bien au contraire: elle est présenté comme un refuge pour les démocrates et comme un des leviers pour sortir le Tchad de la crise.

    « Après l’aide en “renseignements” de l’armée française stationnée au Tchad pour “assurer la sécurité des Français et des étrangers (c’est-à-dire des Occidentaux) “, Arrétez de me traiter d’occidetal! Les citoyens des états membres de l’union européenne ont touts la citoyenneté européenne et ont donc le droit légitime d’etre protéger par la France.

    « Alors que le Ministre français de la Défense est au Tchad pour “apporter un soutien sans faille” à Déby, » J’ai détailler plus haut la nature de ce soutient et se fut de fait le minimum syndical ( protection de l’aéroport international, maintient du ravitaillement de l’armée régulière tchadienne en crburant et munition comme le stipule des accords bien antérieurs à l’arrivé de Déby)

    « Le président Déby se dit disposé à examiner une éventuelle grâce des six de l’Arche de Zoé si la France en fait la demande » Dans cet affaire, des français pas très malins ont été pris à partis par déby pour obtenir du gouvernement français qu’il honnore les accords de coopération.

    « On notera au passage que la France, politiques et médias confondus, ne font pas état de l’arrestation de tous les opposants politiques non armés. » Je vis en France et puis vous assuré que cette affirmation est fausse mais que voulez vous que la France fasse? Elle n’est plus puissance coloniale au Tchad au cas ou vous l’auriez oubliez…

     » La France ne demandera donc pas la grâce pour les opposants politiques non armés » Faut, il y a eu une demande officielle du gouvernement français que des explications soi apportés sur ce sujet, cela doit pouvoir se véréifier sur le site du ministère français des affaires étrangères.

    « Il faudra comprendre alors pourquoi le Président Déby avait spontanément dénoncé un réseau de trafic d’organes et de pédophilie. Sur quels éléments, sur quelles expériences passées ou présentes, a-t-il pu baser ses affirmations ? » Deby ne les appuis sur rien, il a agit en politique qui voulait avoir des otages au cas ou la France (comme l’avait annoncé sarko peut opparavant) déciderait de laché tout les accords de coopération militaire. Les membre de cette déplorable organisation humanitaire ont dailleurs fait quelquees mois de prison.

    Pour l’arche de zoé, hormis qu’ils soient des pédophiles ou des traficants d’organes, je les condamnes moi aussi comme des tetes bruler bien attentioné mais qui n’en ont fait au’a leur tete métant au passage la France dans un mauvais pas. Néamoins, la France en tant qu’état n’a rien à voir avec cette affaire.

    « “j’irai les chercher quoiqu’ils aient fait” » Si c’est une phrase de sarkozy, il utilise la meme tout le temps…

    Et depuis quand donnez vous du crédit aux délires de Déby?

    La comparaison avec l’irack n’a aucun sens, elle en aurait si demain la France envahis le Tchad pour viré Déby, ce n’est certainement pas le cas!

    La France devait comme nimporte quel état aidé ses ressortissants et cecis n’ont rien à voir avec l’armée française (qui est tout de meme un peu plus professionelle que cela!).

    Pour ce qui est de l’immigration choisis: il est vrais que Sarkozy est dans l’herreur pour les raisons que je vous est exposé dans d’autres commentaires.

    Pour ce qui est des « repentances » je pense qu’il faut simplement dire des vérité qui sont forcément pleine de nuance (je vous invite à lire mes articles dans la partie langue officielle) mais le discour du président français est bien trop agressif et ammène à des effusions innutiles.

    Pour ce qui est de victor hugo, je suis loin d’en etre un fan (si ce n’est que son style est sublime…) et de fait, si l’on compare les densité africaines de l’époque (mais aussi de l’époque avant 1500) à celle de l’europe ou du proche orient il est vrais que l’afrique ne craquait pas sous la surpopulation et que mécaniquement le plein appel le vide comme demain le dynamisme démographique africain va faire traversé la méditerrannée à d’avantage de fils d’afrique.

    Pour les frontières, elles n’ont pas été faite à berlin en 1885 seul les choses suivantes ont été décidé: Interdiction de l’esclavage dans tout les domaines nouvellements acquis par les européens en afrique, Une occupation réelle est indispansable pour émettre des revendications, zone de libre échange en afrique centrale, création de l’état indépendant du congo dant le souverain àn titre personnel est léopold II de belgique.

    Les frontières furent tracé 15 ans plus tard.

    Mais si je puis me permettre rien n’est reprocher dans ces textes à la France si ce n’est de protéger ses citoyens (n’est-ce pas ce que fait tout état?)

    Alors pourquoi cet appel à la fermeture africaine?

    La démonstration est, je suis désolé de vous le dire, bancale.

    Si vous invitez la France à quitter l’afrique vous ne ferez à moyen terme qu’un heureus; Nicolas Sarkozy…

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  18.  
    Baraton edouard
    24 septembre, 2008 | 14:14
     

    Mais au final à part d’avoir accomplis ses obligations (accord de coopération) peut etre de manière un peu large (mais les rebels vaincus n’ont il pas des raisons de mentir pour expliqué leur échec?)et d’voir fait extrader ses imbéciles de ressortissants que repprochez vous à la France dans le dossier tchadien?

    Aimez vous à ce point les rebels armé par le Soudan?

    Cela me laisse dubitatif…

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  19.  
    26 septembre, 2008 | 11:46
     

    « si la France est le monstre que vous décrivez pourquoi y vient’il? »

    Le régime de vichy pour un juif était un monstre mais certains avaient tjs un amour pour la france en raison des résistants.
    En loccurence il est venu en france parceque des associations comme « survie » existent.

    Répondant à ta propre question tu dis: »Tout simplement parcque la France veut que la démocratie au Tchad. »
    Qui te dit que l’afrique a besoin du modèle de démocratie de l’occident?
    iCI NOUS PARLONS DE RENAISSANCE COMME ALTERNATIVE AU MODELE DE DEVELLOPPEMENT ET DONC DE DEMOCRATIE QUE PROPOSE L OCCIDENT.
    Pour le reste je crois que tu as suffisement de réponses sur ce site mais évidement nous ne serons pas d’accord pour une seule raison: manque de paradigme commun.

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  20.  
    26 septembre, 2008 | 15:06
     

    Cessez s’il vous plais de m’assené que je suis un « occidental », je ne me définit pas comme cela.

    Wade dans son dernier livre parel aussi de rennaissance africaine et des états-Unis d’afrique mais à coté de cela il parle de Chrac avec éloge, il fait un portrait juste de la coopération française et il addirme son coté francophone. Le NEPAD dont vous l’allez pas me dire qu’il est une herreur a été avalisé par le G8 en grande partie grace à la pression de Chirac par exemple.

    Pour vichy vous connaissez visiblement mal le dossier.
    Sur les 350 000 juifs présents en France en 1940 70000 ont été déporté. Ce chiffre énorme dans l’absolut est minime par rapport à la proportion des juifs belges, hollandais, danois… qui ont été déporté.

    Pourquoi? Parcque Vichy jusqu’a ce que ce régime soi évincé par les allemands en novembre 1942 a toujours refusé que les citoyens français fussent’ils juifs ne soi déporté. Il a refusé l’étoile jaune dans la zone sud du territoire français et dans les colonies qu’il controlais. Vichy a commis des herreur mais sans Vichy il y aurait eut bien plus de victime. Et pour la résistance, savez vous qu’il est prouvé que pétain lui-meme finançais 2 groupes clandestins et que dès septembre 1940 les autorités de VIchy commencèrent à former en afrique du nord les bases d’une armée que De Gaulle récupérera en 1943 et qui représentera la moitier des effectifs de la France libre.

    Merci de parler de ce que vous connaissez et d’évité les racourcis historique: En histoire comme en politique rien n’est évident.

    Pour ce qui est du: pourquoi vient’il en France? Il n’y viendrait pas si la France refusait de l’acceuillir et si elle était sincèrement l’amie des dictateurs pouquoi acceuillerait ‘elle un démocrate.

    Ne crachez pas sur ceux qui ont une sincère affection et un sincère respect pour vous…

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